Commission Lam Shang Leen | Décès d’Andy Selmour à la prison  :  Le transfert du détenu à l’hôpital ignoré par les responsables de Melrose

Un médecin du service pénitentiaire, qui avait donné l’alerte que l’état de santé d’Andy Selmour se dégradait rapidement, avait ordonné son transfert à l’hôpital de Rose-Belle. Toutefois, cette recommandation n’avait pas été suivie par les autorités pénitentiaires.
C’est ce qui ressort de la séance d’hier devant la commission d’enquête mise sur pied pour faire la lumière sur le décès du détenu Andy Selmour à la prison de haute sécurité de Melrose le 9 décembre 2025. Ce détenu, âgé de 33 ans, purgeait une peine de 3 ans de prison pour vol à main armée à la prison de Melrose.

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Andy Selmour avait été conduit au Medical Complex de la prison quelques minutes après son agression. Là-bas, il avait reçu quelques soins élémentaires avant de regagner son dortoir. Mais environ deux heures après, son état s’était détérioré, et il avait été ramené au Medical Complex. Ce n’est que bien plus tard, vers 20 h 20, qu’une équipe de la SAMU avait pu avoir accès à lui. Le médecin de la SAMU n’avait alors pu que constater son décès.
Un médecin du service pénitentiaire explique qu’il avait été informé dans l’après-midi de l’état de santé d’Andy Selmour. Selon lui, il aurait recommandé son transfert immédiat à l’hôpital de Rose-Belle, ayant conclu à la possibilité d’un traumatisme crânien nécessitant une prise en charge en milieu hospitalier. Or, apparemment, cela n’avait pas été fait.
Il a aussi abordé le protocole médical applicable en cas de choc à la tête. Une observation des signes vitaux s’imposait et, en cas de doute, effectuer un scan cérébral. Or, cela ne pouvait être effectué qu’en milieu hospitalier.

Le médecin maintient dans ce contexte qu’un transfert rapide à l’hôpital aurait amélioré les chances de survie d’Andy Selmour.

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Après le médecin, le Prison Health Officer (infirmier), qui s’était occupé d’Andy Selmour le jour de sa mort, a été entendu par la commission.
Ce témoin a dénoncé le manque de personnel et de moyens pour s’occuper des détenus en cas de blessure ou de maladie. Il a aussi admis que le détenu aurait dû être transféré d’urgence à l’hôpital après son agression.

L’infirmier déplore le fait qu’il était seul à s’occuper d’Andy Selmour au Medical Complex, alors que son état de santé se détériorait. Dans un moment comme celui-là, il est difficile de prendre soin d’un détenu qui se trouvait dans une phase critique. Un problème qui était aggravé par le manque d’équipements. Il a ainsi expliqué que le Medical Complex n’était pourvu que de moyens de base pour prendre soin d’un détenu qui s’était blessé ou qui était tombé malade.

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Selon l’infirmier, il avait bel et bien alerté les médecins de la prison. Ces derniers lui avaient demandé d’appeler le SAMU. L’infirmier est revenu sur le fait que l’équipe de la SAMU avait dû patienter environ 25 minutes avant de pouvoir accéder à l’intérieur de la prison. Les éléments du SAMU n’auraient finalement eu accès au détenu Selmour que pour constater son décès.

L’infirmier maintient qu’Andy Selmour aurait dû être hospitalisé après son agression pour permettre une meilleure prise en charge, vu les soins rudimentaires qui sont disponibles à la prison.

L’audition des témoins se poursuit aujourd’hui.

 

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