La ministre de l’Égalité des genres et du Bien-être de la famille, Arianne Navarre-Marie, a vivement condamné la divulgation de l’identité d’une mineure sur les réseaux sociaux, à la suite d’une publication attribuée à l’avocat Anoup Goodary, l’un des avocats de Frédéric Pavaday. Cet enseignant de musique a été arrêté par la police suite à une plainte déposée par une élève (12 ans) de Loreto Junior School de Curepipe.
Interrogée après sa participation à la finale du concours Koz Pou Fam, organisée à l’Alliance française de Bell-Village vendredi, la ministre a fait ressortir que la loi protège strictement l’identité des mineurs. Elle a souligné que révéler le nom ou publier la photo d’une adolescente constitue une infraction grave au regard de la Children’s Act. Selon elle, un tel geste ne relève pas seulement d’un manquement éthique, mais bien « d’un acte criminel passible de poursuites » .
Cette réaction fait suite à un document (charge sheet) diffusé sur Meta (Facebook) dans lequel figurait le nom de la jeune victime présumée. La ministre a insisté sur la nécessité de respecter la dignité et la protection des enfants, particulièrement dans des affaires aussi sensibles.
Arianne Navarre-Marie a également réagi à l’agression mortelle d’Electra Coutequel. Elle a qualifié ce crime d’une extrême gravité, exprimant son indignation face à la violence des faits.
Toujours dans le cadre de l’événement Koz Pou Fam, la ministre Arianne Navarre-Marie a évoqué la nécessité de renforcer la mobilisation contre les violences faites aux femmes et aux jeunes filles, rappelant que la protection des plus vulnérables demeure une priorité nationale.
Par ailleurs, elle a mis en exergue qu’il y a déjà eu trois cas de féminicide depuis le début de l’année. « Le silence n’est pas une option. Notre responsabilité collective et nationale est pleinement engagée », a-elle dit. Et ce, avant d’estimer que « les discours officiels ne suffisent pas si les mentalités ne changent pas ». Arianne Navarre-Marie estime que le changement viendra avec « une prise de conscience collective ». Elle a exhorté les participants de Koz Pou Fam à « faire entendre votre voix pour toutes celles qui ne sont plus là ».

