Patrick Assirvaden (président du Parti Travailliste) : « De 2014 à 2024 le PTr a vécu une traversée de l’enfer ! »

— « Il ne faudrait tout de même pas que les Mauriciens oublient dans quel état était le pays quand le MSM était au pouvoir » — « La personne qui va prendre demain les rênes du PTr devra mériter ce poste et faire l’unanimité auprès des instances et des membres du parti. » Notre invité de ce dimanche est Patrick Assirvaden, le président du Parti Travailliste, qui célèbre aujourd’hui ses 90 ans d’existence.

O Le congrès célébrant le 90e anniversaire du PTr, qui devait avoir lieu la semaine dernière, a été renvoyé au premier dimanche de mars. Qu’est-ce qui explique ce renvoi ?

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— Ce renvoi a été décidé parce que notre leader était en mission officielle en Inde, et ne devait rentrer que le matin du congrès. J’aurais préféré garder la date initiale, mais la direction collégiale en a décidé autrement. Le congrès anniversaire aura donc lieu dimanche avec le programme qui était prévu et auxquelles d’autres choses seront ajoutées. En tout cas, je peux vous dire qu’à l’heure où nous parlons, la mobilisation bat son plein.

O Parlons du leadership. Navin Ramgoolam est le leader du PTr depuis plus de trente ans. Depuis novembre 2024, il occupe les fonctions de Premier ministre dans un contexte diplomatique et économique international très compliqué. Est-ce que, pour le bien du pays, il ne devrait pas abandonner le leadership du parti pour consacrer toute son énergie à la gestion du gouvernement ?

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— Non. Je pense qu’il s’agit d’un faux débat, pour ne pas dire une obsession, sur lequel vous m’aviez déjà interrogé des années avant les dernières élections.

O C’est plus une vraie question d’actualité politique qu’un faux débat ou une obsession !

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— Je vous avais répondu à l’époque que demander à Navin Ramgoolam de quitter le leadership du PTr aurait été offrir le pouvoir au MSM sur un plateau ! Il est aujourd’hui le Premier ministre et il est le leader du parti, viendra un jour où il cédera le poste de leader ou les circonstances feront qu’un nouveau leader va émerger. Je ne m’inquiète pas pour la relève au parti, qui a suffisamment de jeunes cadres prêts à prendre la suite du ou des postes de leaders. Cette question qui viendra normalement, naturellement, n’est la priorité du moment.

O J’insiste : est-ce que dans le contexte régional et international très compliqué au point de vue diplomatique et économique, il ne faudrait pas que le Premier ministre consacre toute son énergie au pays au lieu d’aller régler les problèmes internes du PTr ?

— Non, encore. Navin Ramgoolam donne tout le temps qu’il faut à ses responsabilités de Premier ministre et de ministre des Finances…

O… il est également ministre de l’Intérieur et détient d’autres portefeuilles…

— C’est tout un ensemble bien structuré par le PMO. Dans la mesure où nous ne sommes pas en campagne électorale, le parti a des activités qui peuvent être gérées par le bureau politique et les instances régionales fonctionnent.

O Trois principaux thèmes sont au programme du congrès Heritage, Leadership et Renouveau. Si je vous ai bien compris, la question de succession à la tête du parti ne sera pas évoquée au congrès…

— Non. Le PTr n’est pas comme le MSM, où quand le père s’en va, c’est le fils qui prend sa place ! Le leader qui va émerger devra, tout d’abord, mériter la confiance des instances et des die-hard rouges. Ce n’est pas une question de nomination. Monsieur X ou Monsieur Y peuvent avoir l’ambition de devenir leader du parti : c’est naturel, c’est légitime, mais cela ne suffit pas. Cela fait 24 ans que je suis au PTr, et quand en 2014 arrive la défaite et l’affaire des coffres-forts, très peu de personnes, même au sein du parti, croyaient en l’avenir du parti. On pouvait les compter sur les doigts d’une main et je faisais partie d’eux. Nous avons insisté pour que Navin Ramgoolam reste à la tête du parti pour ne pas donner le pouvoir au MSM sur un plateau et, deuxièmement, constituer un bouclier autour du leader pour reconstruire le parti et le ramener au pouvoir. Pour moi, le travail est fait et je n’ai pas encore grand-chose à accomplir. J’ai atteint un certain détachement et suis prêt à céder la place si le parti me le demande.

O Vous n’avez pas l’intention de présenter votre candidature à votre propre succession ?

— Quand le temps sera venu, le parti décidera, mais personnellement, je ne suis pas partant pour continuer à assumer la présidence. Je crois qu’à un moment donné, il faut savoir s’en aller.

O Vous avez dit que ce sont les instances rouges qui ont décidé de renvoyer le congrès anniversaire. Cela veut dire que le parti a réussi à réunir ses instances, dont le bureau politique qui compte des centaines de membres ?

— J’insiste sur le fait que nous ne sommes pas en train d’organiser un congrès pour renouveler nos instances, mais un congrès anniversaire pour marquer nos 90 ans. Un comité a été constitué pour organiser le programme de l’événement et ses détails.

O La question était : est-ce que le bureau politique s’est réuni, j’ajoute depuis les élections ?

— Non. Nous ne sommes pas réunis depuis assez longtemps. Vous savez, quand vous êtes dans les instances du pouvoir, il y a des choses qui ne sont pas organisées, mais croyez-moi, le parti est très actif. Comme ce n’est pas un congrès de renouvellement des instances, il n’y a pas de demandes de candidature et de liste de candidats pour les différents postes de la direction. Cela viendra plus tard, quand nous organiserons le congrès pour renouveler les instances plus tard.

O Est-ce qu’il est plus facile de présider un parti politique quand il est dans l’opposition ou quand il est au pouvoir et que le président, lui-même, occupe un poste de ministre ?

— De façon logistique, il est plus facile d’être le président d’un parti au pouvoir. C’est autre chose quand on est dans l’opposition. Il faut rappeler que de 2014 à 2024, le PTr a connu la pire période de son histoire. Pendant trois ans, j’ai dû aller tous les jours me rapporter à la police de Beau-Bassin, dans le cadre d’une fausse accusation, comme ont dû le faire d’autres dirigeants du parti. Le MSM a voulu décapiter littéralement le PTr. De 2014 à 2024, le PTr n’a pas connu une traversée du désert, mais une traversée de l’enfer !

O Est-ce que le PTr a vraiment tiré les leçons de cette traversée de l’enfer ? On pourrait penser que ce n’est pas le cas en regardant la manière dont le gouvernement de l’Alliance et le PTr exercent le pouvoir…

— Bien sûr, si vous ne savez pas le gérer, le pouvoir vous contamine, vous corrompt. À chaque fois que l’occasion se présente, je me fais un devoir de dire à Navin Ramgoolam, aux camarades du parti et aux jeunes de ne pas oublier les dix ans que nous venons de vivre et d’en tirer les leçons. Quand vous êtes au pouvoir, vous êtes comme une poignée de sucre sur laquelle des tonnes de fourmis se jettent. On trouve que vous êtes le plus compétent, le plus efficace, le plus beau parleur ! Aujourd’hui, tout le monde est travailliste ! Il faut les écouter les flatteries en gardant bien les pieds sur terre et la tête sur les épaules. Il faut veiller à ce que le pouvoir ne nous monte pas à la tête.

O Vous faites donc la différence entre les chatwas et les autres ?

— Mais bien sûr ! Il y a des gens qui pendant dix ans nous ont ignorés et parfois même combattus et qui, du jour au lendemain, sont devenus les plus travaillistes des travaillistes ! C’est pourquoi il ne faut pas se laisser prendre par les flatteurs et faire la part des choses. Nous le faisons dans la mesure du possible, mais ce n’est pas facile. Nous ne sommes pas là pour faire ce que faisait le MSM : écraser, discriminer tous ceux qui n’étaient pas de son bord. Il y a des pressions pour aller dans ce sens, mais ce n’est pas la politique que nous voulons pour notre pays, ce n’est pas le bilan que nous voulons laisser. Si nous le faisons, il n’y aurait aucune différence entre le PTr et le MSM.

O On dirait que le gouvernement de l’Alliance du Changement soit encore dépassé par l’ampleur des 60/0 et Navin Ramgoolam l’a un peu reconnu quand il a déclaré qu’il se demandait s’il n’aurait pas mieux valu perdre les élections. Est-ce que c’est ça qui explique les lenteurs, les hésitations, les non-prises de décision qu’on reproche de plus en plus au gouvernement ?

— Je suis d’accord qu’il y a des lenteurs que certaines choses ne vont pas aussi vite qu’on le souhaiterait. Mais ce qu’on ne réalise pas, c’est l’état dans lequel était le pays après dix ans du MSM. C’était un pays à terre ! Citez-moi une institution laissée par le MSM qui fonctionne comme il le faudrait. Elles sont toutes en banqueroute, que ce soit le CEB, la CWA, le port, l’aéroport, Air Mauritius, et j’en passe. Nous avons dû faire le bilan, actualiser les statistiques, qui étaient faussées et nous confronter à la réalité des chiffres. Nous avons dû prendre le temps qu’il fallait pour le faire.

O Mais cela fait tout de même plus d’un an que vous êtes au pouvoir ! Combien de temps faudra-t-il encore pour passer du constat de la situation aux décisions pour la changer ? Navin Ramgoolam m’avait déclaré en janvier 2025 que ceux qui avaient fauté allaient rendre des comptes. Or, jusqu’à maintenant, ceux qui sont supposés avoir fauté sont libres comme l’air !

— Voilà la différence entre le gouvernement actuel et le précédent. Il y a des enquêtes qui sont en cours et sont plus lentes que je ne le voudrais. Les cas dont on accusait Navin Ramgoolam ont été abandonnés les uns après les autres, parce que c‘était des cas fabriqués. Nous ne travaillons pas comme ça, nous voulons que les enquêtes soient bien menées, dans le respect de la loi et que les accusations tiennent devant une cour. Nous n’allons pas fonctionner comme le MSM avec des ministres qui donnent des instructions aux Casernes centres pour procéder à des arrestations. En tant que politicien, j’aurais souhaité que les enquêtes de la FCC aillent plus vite, mais en tant que ministre, je me bats pour que les procédures soient respectées.

O Êtes-vous conscient que la grogne des Mauriciens contre la lenteur, les décisions non prises, les promesses non tenues et le coût de la vie gagne en intensité ? Qu’on compare de plus en plus la manière de faire — ou de ne pas faire — de votre gouvernement à celle du MSM ?

— Bien sûr ! J’entends ces grognements, ces critiques, ces mécontentements. Il y a des lenteurs et des pratiques bureaucratiques du passé qui nous ralentissent et qu’il faut aujourd’hui corriger, et ça prend du temps. Mais je vous rassure, nous faisons tout ce qu’il faut.

O Pendant que vous mettez de l’ordre dans l’administration, l’opposition reprend du poil de la bête, et le leader du MSM est plus visible sur le terrain. Quand on reproche à l’opposition de ne pas être assez énergique, ses membres répondent qu’ils n’ont pas grand-chose à faire, dans la mesure où le gouvernement de l’Alliance et ses ratés sont de train de devenir son meilleur agent politique !

— Il ne faudrait tout de même pas que les Mauriciens oublient dans quel état était le pays quand le MSM était au pouvoir. Aujourd’hui n’importe qui peut poster un message sur les réseaux sociaux pour critiquer — et souvent — insulter le gouvernement et ses membres en étant sûr que le lendemain matin la police ne va débarquer chez lui pour l’arrêter. C’est ça la démocratie. Mais l’opposition, surtout le MSM, est mal placée pour venir nous donner des leçons de démocratie et de moralité. Elle est mal placée pour se présenter comme une vierge effarouchée ! Vous dites qu’on est lent, mais la première chose que nous avons faite en arrivant au pouvoir c’est d’avoir rendu aux Mauriciens leur liberté, la capacité de respirer et de s’exprimer. C’est vrai qu’il y a des demandes et des attentes — amplifiées par les 60/0 — qui n’ont pas encore été réalisées, nous y travaillons et graduellement, nous allons changer les choses.

O Quelles sont les relations entre les deux principaux partis de l’Alliance du Changement, le PTr et le MMM, surtout après les menaces de « lev pake ale » de qui vous savez ?

— Ces relations sont bonnes et chacun des leaders a sa formation et sa manière d’opérer, mais nous fonctionnons en tant que gouvernement. Il y a eu des moments ou chaque parti a dû faire des compromis, parce qu’on ne peut être d’accord sur tout dans la gestion du pays. Le fait que la confiance existe entre les membres des deux partis fait que ce que l’on croyait insurmontable devient possible.

O Le leader du MMM a annoncé qu’il prendrait une décision grave au mois de mars. Est-ce que cette menace vous inquiète ?

— Pas du tout. Le leader du MMM a exprimé son mécontentement sur plusieurs dossiers, mais après des rencontres avec le leader du PTr, les choses sont revenues à la normale. Je dois dire que pour moi, Paul Bérenger est un grand sentimental…

O… il me semble que c’est la première fois qu’on lui fait ce… compliment ! Expliquez-moi !

— Je m’exprime à titre personnel pour dire que c’est quelqu’un qui est très rude, très appliqué, très intransigeant sur certains dossiers, souvent avec raison. Mais en même temps, en dehors du travail, en dehors de sa carapace de politicien, c’est quelqu’un avec qui il est agréable d’échanger et qui a une touche sentimentale et qui a beaucoup d’humour sur les choses de la vie. Quand il y a eu les problèmes que vous avez mentionné, j’ai joué à l’homme-pont entre les deux leaders, pour arranger les choses, parce que je n’ai jamais été un faucon.

O Y a-t-il plus de faucons que de colombes comme vous au PTr ?

— Bien sûr qu’il y a des faucons qui poussent à la cassure, à la rupture avec le MMM. Mais l’Alliance ira au bout de son mandat, malgré les problèmes qui ont surgi et qui pourraient surgir. Pa parski so lake bouze ki bef-la pou tonbe ! Je sais que Paul Bérenger et Navin Ramgoolam mesurent la responsabilité qui leur incombe, surtout avec les 60/0. Il faut être à la hauteur de la confiance que les Mauriciens leur ont témoignée et travailler pour l’intérêt du pays. Navin Ramgoolam et Paul Bérenger ont, tous les deux, l’expérience et la maturité nécessaire pour bien diriger le pays et laisser une trace indélébile dans l’histoire de Maurice. Il ne leur reste que ça dans leurs parcours politiques respectifs à accomplir, et c’est maintenant ou jamais.

O Certains pensent et disent que la fameuse kwizinn du MSM est en train d’être remplacée par la bande des cinq du PTr qui contrôlerait le PMO et le PM…

— Connaissant le Dr Ramgoolam et la manière dont il opère, cette « bande de cinq » ne peut pas fonctionner avec lui. Parce que quand on discute avec le Dr Ramgoolam, même s’il vous écoute et donne l’impression d’être d’accord avec vous, il va forger sa propre opinion en écoutant d’autres avant de prendre une décision. Par ailleurs, je pense qu’il est difficile, pour ne pas dire impossible, de remplacer lakwizinn du MSM qui était capable d’intervenir sur tous les sujets : depuis les nominations à la PSC, jusqu’aux enquêtes de la police, en passant par les instructions données à la MBC pour ne pas parler d’une communauté, le planting policier chez les opposants, et j’en oublie ! Il faut comparer ce qui est comparable.

O Donc, selon le président du PTr, la bande des cinq n’existe pas ?!

— Je ne peux croire qu’après tout ce qu’il a vécu, appris et subi en politique, le Dr Navin Ramgoolam se laisse manipuler par qui que ce soit, que ce soit un individu ou un groupe !

O On parle souvent des relations entre PTr et MMM, et très rarement de celles de votre parti avec Rezistans ek Alternativ et les Nouveaux Démocratiques, qui font partie du gouvernement…

— Nous avons des relations avec nos autres partenaires, mais sans vouloir offenser qui que ce soit, il faut tenir compte du poids électoral de chaque parti. Rezistans apporte sa touche un peu révolutionnaire à la réflexion du gouvernement sur la réforme électorale, sur la sécurité sociale et les Nouveaux Démocrates sur le tourisme.

O Est-ce que pour vous le report de la date de la pension sans préparation a été la première grosse faute du gouvernement ?

— Nous avons fauté au niveau de la communication, mais pas sur le fond. Nous ne pouvions pas nous permettre de ne pas faire ce report de l’âge de la pension parce que même ceux qui la touchaient déjà allaient être affectés. Pratiquement tous les fonds de pension des grosses entreprises comme la CWA, le CEB et Air Mauritius ne fonctionnent pas. Sur le fond, on ne pouvait pas ne pas prendre cette mesure, mais nous n’avons pas assez expliqué, communiqué sur cette décision, et cela va nous servir de leçon pour l’avenir.

O Mais ceux qui ont siégé sur les comités et les conseils d’administration qui ont pris les décisions menant à cette situation dans les fonds de pension n’ont pas de compte à rendre ?

— Je sais qu’il existe une colère et une impatience sur le fait que ces responsables ne sont interpellés sur leurs décisions. Je souhaite que cela soit fait, mais dans le cadre légal approprié et pas comme cela se passait sous le MSM.

O Un des thèmes du congrès anniversaire est le Renouveau du PTr. Que faut-il entendre par renouveau ?

— Parmi les 35 députés du PTr, 10 sont nouveaux, ce qui veut que, déjà, nous avons entamé l’exercice de renouveler ceux qui vont siéger au Parlement et auront demain assumé des responsabilités. Contrairement à ce qu’on dit, au PTr, le travail de renouvellement se fait et va continuer, parce qui si on ne le fait pas, la vie et le temps vont le faire. Je suis convaincu que nous saurons, le moment venu, à qui remettre l’héritage et les clés du PTr : à des personnes qui auront acquis l’expérience nécessaire.

O C’est dans le cadre de l’acquisition de cette expérience que certains députés travaillistes sont publiquement à couteaux tirés ?

— Vous savez, 35 députés dans un parti politique ne pensent pas, n’agissent pas de la même façon, et il y a forcément des divergences de vue qui s’expriment. Il ne faut pas aller chercher plus que ça. Ceux qui veulent remplacer l’actuel direction, que ce soit au niveau du leadership et des autres responsabilités, doivent avoir l’expérience nécessaire pour mener le PTr encore plus haut, encore plus loin…

O… je reviens à ma deuxième question : est-ce que le leadership ne se construit pas, ne se prépare pas ?

— Rassurez-vous, ces personnes sont là et apprennent de leurs aînés. Mais cela étant, il faut aussi dire qu’on ne devient pas leader seulement parce que vous en avez envie, mais à force de travail. Je l’ai dit à ceux qui aspirent au poste de leader…

—… même à celui dont le nom est le plus cité et qui est très souriant sur toutes les photos, et que l’on présente comme le favori du leader ?

— Vous parlez sans doute de M. Damry. Je ne partage pas votre affirmation sur le fait qu’il serait le favori du leader. J’ai déjà dit et je redis : on ne devient pas leader parce qu’on en a l’ambition ou l’envie. On devient leader quand on mérite de le devenir. La personne qui va prendre demain les rênes du PTr devra mériter ce poste et faire l’unanimité auprès des instances et des membres du parti.

Jean-Claude Antoine

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