L’affaire Frederic Pavaday a connu un nouveau développement ce mardi 3 mars devant le tribunal de Curepipe, avec l’enregistrement de deux nouvelles plaintes à la police.
La charge provisoire initiale d’ill-treatment of child a été rayée à la demande du bureau du Directeur des poursuites publiques (DPP). Une nouvelle accusation provisoire comprenant quatre chefs d’accusation a ensuite été logée contre le suspect. Ces chefs concernent trois victimes distinctes.
Les accusations retenues sont les suivantes :
– Ill-treatment of child
– Attempt upon chastity
– Causing child to be sexually abused
– Having sexual intercourse with a minor under the age of 16
Les deux premiers chefs concernent la victime âgée de 12 ans. Les deux autres sont liés aux deux nouvelles victimes dont les plaintes ont été enregistrées lundi 2 mars et mardi 3 mars 2026.
Selon la police, ces deux nouvelles plaintes ont été adressées via l’adresse électronique officielle de la brigade pour la protection de la famille.
Parallèlement, un autre email transmis le lundi 2 mars, à la Brigade pour la protection de la famille, fait état d’abus systémiques remontant à l’enfance de la victime présumée. Cette dernière qui était également élève du Loretto junior School depuis l’âge de 6 ans, aurait été mise en confiance par son professeur de musique, et aurait été victime de plusieurs actes jugés inappropriés, avant de citer un incident survenu en 2008 alors qu’elle était en grade 5, où elle aurait été contrainte à des attouchements.
L’avocat du suspect, Me Sanjeev Teeluckdarry, a contesté la validité de ces communications, soutenant qu’une adresse électronique peut être créée par n’importe qui.
L’officier Ramburn a indiqué que l’enquête qui a été référé à la CID le vendredi 27 février se trouve à un stade préliminaire. Une perquisition a été effectuée au domicile du suspect et une vingtaine d’équipements informatiques ont été sécurisés le vendredi 27 février, dont des clés USB. Ceux-ci seront examinés par l’IT Unit de la police. Il a également déclaré que les victimes sont en contact direct avec l’ONG Pedostop et qu’elles devraient prochainement se rendre à Maurice pour consigner officiellement leurs dépositions.
La police a objecté à la remise en liberté conditionnelle du suspect, évoquant un risque d’interférence avec les témoins, de manipulation d’éventuelles preuves ainsi qu’un risque de fuite. La défense a soutenu que son client s’est présenté volontairement à la police lors de son arrestation, qu’il a remis un téléphone portable aux enquêteurs et qu’il a également déposé son passeport.
Le suspect a été reconduit en détention policière jusqu’à sa prochaine comparution, fixée à ce mercredi 4 mars à 14 heures, date à laquelle les débats sur la demande de remise en liberté conditionnelle se poursuivront.

