La présence de rats, de chiens errants et de tenrecs dans l’enceinte de certains établissements de santé publique est dénoncée par l’Union des travailleurs du ministère de la Santé (UTMS). Rencontrant la presse, en présence du vice-président de la Confederation of Independent Trade Unions (CITU), Deepak Benydin, la présidente de l’UTMS, Rajshree Thylamay, a souligné l’urgence de mettre en place un protocole pour le ramassage de ces bêtes.
« La présence des tenrecs dans l’enceinte de l’hôpital de Rose-Belle suscite beaucoup de remous parmi les Attendants. On leur demande d’aller capturer les tenrecs et de les enfermer dans des boîtes en carton. Pe dir zot al lasas tang », a-t-elle fait ressortir. Elle demande ainsi au département Health Safety du ministère de la Santé d’aller de l’avant avec un protocole pour désigner qui est habilité à retirer ces tenrecs, car ce sont des hérissons dangereux dont la morsure est très douloureuse. « La présence des tenrecs à l’hôpital de Rose-Belle a été signalée à la plus haute hiérarchie de l’hôpital », a-t-elle déclaré.
« Il faut donc mettre en place un protocole. Est-ce que ce sont les Attendants qui doivent aller chasser les tenrecs ? Je ne crois pas que les Attendants refuseraient d’agir, car il en va de la sécurité des patients et des membres du personnel », a-t-elle ajouté.
Concernant la situation qui prévaut à l’hôpital Brown-Séquard, elle a affirmé qu’il y a actuellement des chiens errants qui courent derrière les patients et les membres du personnel. Elle réitère ainsi son appel à la Mauritius Society for Animal Welfare pour capturer ces chiens errants.
La présidente de l’UTMS reproche au ministère de la Santé un manque de communication avec le syndicat. Les demandes de rencontre avec les hauts responsables de divers départements sont restées sans réponse. Elle a également fait ressortir que le dernier paiement lié aux heures supplémentaires remonte à mai 2025. « Ce ne sont pas les petits travailleurs qui ne sont pas payés, mais ceux qui opèrent à une échelle supérieure. Maintenant, lorsque nous remboursons tout cela, la moitié sera supprimée à travers le Pay As You Earn. Ce n’est pas faisable, nous ne faisons pas des heures supplémentaires pour remplir les caisses de l’État », a-t-elle mis en avant.
Selon le vice-président de la CITU, les hôpitaux font partie des services publics et à ce titre, cette situation intolérable ne peut durer. « Dans le cadre de la préparation du Country Report, on ne peut passer sous silence les problèmes urgents qui prévalent dans les hôpitaux, surtout en ce qui concerne les petits travailleurs. D’après le dernier rapport du PRB, ils n’ont obtenu qu’une augmentation salariale dérisoire, voire une hausse de Rs 700 en 2026, contre une augmentation d’environ Rs 14 000 pour les hauts fonctionnaires. Il semblerait qu’il y ait une politique discriminatoire à leur égard », a-t-il dit.
Ce qui fait mal au cœur, c’est que le Parti travailliste a célébré dimanche dernier son 90e anniversaire, a-t-il ajouté. « Je rappelle que ce sont des anciens syndicalistes tels que Jugdambi, Ramnarain, Guy Rozemont et Curé qui ont mené une lutte pour un salaire décent. On voit maintenant que les hauts fonctionnaires perçoivent le paiement des heures supplémentaires alors qu’on joue avec les petits travailleurs. Trois partis au sein du gouvernement sont issus de la classe syndicale. Je lance un appel au ministre de la Santé, Anil Bachoo, pour recevoir les dirigeants de l’UTSM afin de discuter des problèmes du personnel de santé. Il est urgent de remettre sur pied le Health and Safety Committee, car des rats font des ravages dans l’enceinte de certains hôpitaux. Il faut donc un Pest Control régulier de la part du gouvernement », a-t-il conclu.
Santé publique : La présence de tenrecs, de chiens errants et de rats dénoncée dans les hôpitaux
EN CONTINU ↻

