Un homme assène des coups violents à sa femme.
Devant les yeux de son fils de sept ans, choqué et tétanisé.
Devant les yeux de sa propre maman qui revit la scène d’il y a 20 ans.
La scène de son propre mari la frappant de la même manière. Devant les yeux de son fils qui frappe sa femme aujourd’hui de la même façon.
Sans un mot de sa belle-mère d’alors qui n’était pas intervenue.
Pa mo zafer sa.
Des monstres créés de génération en génération parce que l’on a peur de dire ce qu’il faut dire.
De dire des mots.
À son fils.
À son neveu.
À son voisin.
À son petit enfant.
Peur.
Peur de déplaire.
Peur des représailles.
Parce que ce n’est ‘pa mo zafer’.
Pendant que les monstres perpétuent leurs actes à chaque génération qui arrive.
C’est mo zafer.
Un homme assène des coups violents à sa femme.
Devant les yeux de son fils de sept ans, choqué et tétanisé.
Devant les yeux de sa propre maman.
Qui s’élance et lui dit : « Assez ! Assez ! To pa to papa twa ! Assez ! »
Dans 20 ans, ce petit-là aura compris qu’on ne frappe pas. Grâce à la non-peur de sa grand-mère.
Droits de la femme.
Devoirs de dire.
Ne plus avoir peur.
Mo zafer.

