Jayen Chellum met en garde contre tout abus de la part des commerçants
La guerre au Moyen-Orient n’a pas encore d’impact direct sur Maurice, mais il faut anticiper. C’est la position de l’Association des Consommateurs de l’île Maurice (ACIM) qui a transmis une correspondanceau Premier ministre, Navin Ramgoolam, en ce sens. Elle souhaite la mise sur pied regroupant des représentants du gouvernement, du secteur privé et des associations des consommateurs. Jayen Chellum, le secrétaire, invite également les autorités à surveiller les abus de la part des commerçants afin d’éviter une flambée de prix.
« The preparation of an overall emergency plan is of critical importance. » C’est ce que fait ressortir l’ACIM. L’association souligne que pendant la Guerre du Golfe, il y avait un tel comité, avec les parties prenantes, pour analyser la situation et trouver des solutions. « An Emergency Response Committee, involving all major stakeholders could be of important mechanism for assessing the situation and preparing responses in a very short term », mentionne la lettre.
Se référant aux déclarations du ministre du Commerce Michaël Sik Yuen, Jayen Chellum a indiqué qu’il y a encore le stock nécessaire, en matière de produits pétroliers, de gaz et d’alimentation. « Cela n’a toutefois pas empêché le Panic Buying. Dans ce genre de situation, ceux qui ont les moyens achètent en grande quantité et ceux qui n’en ont pas se retrouvent sans rien. J’appelle à la responsabilité des consommateurs. Pensez aux autres. »
Si cela continue, a-t-il prévenu, le gouvernement sera contraint d’intervenir pour le rationnement.
Jayen Chellum invite également les autorités à être vigilantes et de veiller aux abus de la part des commerçants. « Nous savons tous ce qui s’est passé pendant la pandémie de Covid-19. Certains ont augmenté les prix non contrôlés de manière exagérée.» Si cela arrive, a-t-il ajouté, le gouvernement devra appliquer des amendes sévères.
Si le conflit perdure, il y aura certainement un impact sur l’approvisionnement et les prix, maintient l’ACIM. Le fret, l’assurance et le coût à l’achat seront hors de notre contrôle, mais pas la marge de profits, a insisté Jayen Chellum. Là également, il invite à la compréhension et à la solidarité, au lieu de profiter de la situation.
Ainsi, Jayen Chellum ne peut s’empêcher de s’interroger sur l’autosuffisance alimentaire. « Depuis le temps que nous en parionse, où en sommes-nous ? Quels progrès ont été fait ? Chaque budget prévoir des Schemes pour soutenir l’autosuffisance alimentaire. Le lobby de certains est très fort et ils mettent toujours la pression sur le gouvernement pour avoir plus d’argent. Mais quelles sont les retombées? J’espère que le gouvernement va évaluer tout cela, avant de donner encore de l’argent. »
Au chapitre de la Price Stabilisation Account, Jayen Chellum estime que si la guerre dure, le gouvernement devra rallonger la liste des produits. Au niveau de l’approvisionnement en produits pétroliers, il avance qu’il faut se tourner vers l’Inde si l’approvisionnement du Moyen-Orient est affecté.

