Le ministre Patrick Assirvaden : Chaque hausse d’un $ 1 par baril coûte Rs 50 M

Le ministre de l’Énergie, Patrick Assirvaden, a déclaré que le Central Electricity Board (CEB) dépend largement des produits pétroliers pour ses opérations. « J’ai appris que le prix du baril a franchi la barre des 100 dollars et pourrait continuer à augmenter. À chaque hausse d’un dollar du baril, cela nous coûte environ Rs 50 millions. Imaginez un peu où nous en sommes maintenant », a-t-il déclaré à l’issue de la signature d’un accord de financement avec l’UNDP.
Il a également indiqué qu’il présidait actuellement une réunion au ministère de l’Énergie avec les représentants du CEB afin d’évaluer le niveau des stocks de produits pétroliers. « La semaine dernière, nous disposions d’un stock de 35 à 40 jours pour certains produits. Le bateau qui devait quitter le port le 7 mars dans le Golfe pour venir à Maurice n’a finalement pas démarré. Ce matin, il était question que le navire quitte le Golfe ce mardi. Je n’ai aucune certitude ni visibilité. C’est pour cette raison que je préside cette réunion afin d’identifier certains plans d’action. Nous devons savoir où nous en sommes et examiner d’autres alternatives », a-t-il expliqué.
Selon lui, il s’agit de Heavy Fuel Oil, un produit très spécifique et difficile à obtenir rapidement sur le marché.
« Ce n’est pas n’importe quelle commodité que l’on peut acheter facilement ailleurs. C’est un produit très spécifique. Nous allons devoir étudier toutes les avenues possibles, car il s’agit du poumon économique du pays », souligne Patrick Assirvaden.
« Nous sommes en contact constant avec la State Trading Corporation (STC) pour suivre la situation heure par heure. À l’heure où je vous parle, le bateau n’avait pas encore quitté le port pour Maurice. Tant que le navire ne quitte pas le port, je ne serai pas à l’aise », a-t-il affirmé. Il a précisé qu’il ne se considère pas comme un spécialiste en géopolitique, mais que sa priorité reste l’arrivée du navire.
« Ce qui m’intéresse, c’est de savoir quand le bateau va quitter le port. Il faut savoir qu’après ce navire attendu, d’autres bateaux sont également programmés. Nous allons prendre des décisions en consultation avec le Prime Minister’s Office (PMO) », a-t-il ajouté.
Patrick Assirvaden laisse entendre qu’il ne souhaite pas qu’une seule machine du CEB s’arrête en raison d’un manque d’huile lourde.
« C’est une commodité que tous les pays recherchent actuellement. Pratiquement tous les pays du monde font face au même problème. Le port dont je vous parle a été bombardé il y a quelques jours et un incendie s’est déclaré. Ce n’est plus le cas maintenant, mais des bateaux font la queue pour s’approvisionner. Il n’y a pas que nous : des centaines de navires attendent pour accoster. Je ne suis pas pessimiste, mais je préfère prendre des précautions », a-t-il expliqué.
Le ministre a enfin indiqué que le PMO est en contact avec l’Inde et que la STC suit également l’évolution de la situation.
« À un certain moment, il faudra prendre une décision concernant d’autres fournisseurs d’huile lourde », a-t-il conclu.

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