Des détenus qui ont déposé devant la commission d’enquête Lam Shang Leen, mercredi, ont décrit une atmosphère de peur, régnant à la prison de haute sécurité de Melrose, alimentée par la libre circulation de drogues synthétiques et d’armes dites artisanales. Toutefois, le détenu Andy Selmour, dont la mort a été le catalyseur pour la mise sur pied de cette Commission, a aussi été décrit comme le présumé pourvoyeur de drogue le plus important à l’intérieur de la prison.
Andy Selmour, âgé de 33 ans, purgeait une peine de 3 ans de prison pour vol à main armée à la prison de Melrose quand il avait été mortellement agressé par des codétenus le 9 décembre 2025. Sept détenus ont ainsi été entendus par la commission lors de l’audience de mercredi.
Ces détenus ont évoqué un climat de haute tension à la prison de Melrose, affectant détenus comme gardiens de prison, surtout depuis la mutinerie du 17 juillet 2025, qui avait été suivie par des représailles musclées de la part des autorités. Toujours selon ces détenus, les drogues synthétiques y circuleraient plus ou moins librement à l’intérieur de la prison de Melrose. Un détenu a même affirmé qu’il était plus facile de se procurer de la drogue à l’intérieur de la prison de Melrose qu’à l’extérieur.
D’autres détenus ont décrit que certains prisonniers créent des armes dites artisanales, tranchantes ou contondantes, à partir de simples objets, ce qui alimente l’atmosphère de peur au sein de cette prison.
D’autres détenus encore ont fait état de la complicité des Prison Officers pour introduire de la drogue, des téléphones portables ou autres objets illicites à l’intérieur de la prison.
Plusieurs révélations ont émaillé les témoignages de ces détenus devant la commission. Un détenu a ainsi expliqué devant la commission qu’il avait rencontré Andy Selmour auà la Paille-en-Queue Unit après son agression. Ce dernier lui avait révélé les noms de ses agresseurs et de leurs complices.
Un autre détenu a maintenu qu’Andy Selmour était impliqué dans le trafic de drogue à l’intérieur de la prison de Melrose. Il était ainsi le seul détenu qui avait perpétuellement en sa possession un stock important de drogues synthétiques. Il avait même plusieurs portables en sa possession, dont des smartphones. Or, selon ce détenu, il n’aurait jamais pu avoir ces objets sans la complicité des gardiens. Il a expliqué que cela aurait pu attiser la convoitise d’autres détenus, qui auraient alors mis au point son agression.
Les auditions se poursuivent mardi.

