Droits des femmes et accès à la justice Navarre-Marie : « Une législation  adaptée aux réalités de ces violences »

 

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Dans le cadre des activités marquant la Journée internationale des droits des femmes, un atelier autour de la thématique « La justice en pratique : un atelier multipartite sur les droits des femmes dans le cadre de la Vision 2050 » a vu la participation d’une soixantaine de femmes issues d’organisations non-gouvernementales, d’institutions, du monde universitaire et de la société civile.
Initiative des Nations Unies, en partenariat avec le ministère de l’Égalité des genres, cet atelier de travail a pour objectif de faire progresser le dialogue sur les droits des femmes et des filles, l’accès à la justice et la mise en œuvre concrète des engagements. Arianne Navarre-Marie, la ministre de l’Égalité des Genres ; Gavin Glover, Senior Counsel, Attorney General; Jyoti Jeetun, ministre des Services financiers, et la coordinatrice résidente des Nations Unies (ONU), Lisa Simrique Singh, ont participé aux travaux.
D’emblée, la ministre Navarre-Marie a réaffirmé que « la violence à l’égard des femmes ne sera pas tolérée. En guise de preuve de notre engagement, notre gouvernement présentera bientôt le projet de loi sur les violences domestiques afin de garantir une législation solide, efficace et adaptée aux réalités de ces violences. Malgré les progrès significatifs accomplis par Maurice dans le renforcement du cadre juridique et politique en matière d’égalité des sexes, des efforts supplémentaires sont nécessaires pour garantir aux femmes et aux filles le plein exercice de leurs droits. »
« Ce projet de loi renforcera la coordination au sein du système judiciaire, tout en mettant davantage l’accent sur la prévention et la protection rapide des victimes », déclare-t-elle. Dans le même esprit, elle a évoqué la Vision 2050 du gouvernement, la qualifiant « d’engagement collectif visant à inciter les parties prenantes à agir avec plus d’ambition, de rapidité et d’audace afin qu’aucune femme ne soit laissée pour compte. Notre vision vise à bâtir une société inclusive qui respecte la dignité de chaque femme, les autonomise et élargit leur accès aux opportunités économiques. »
De son côté, Gavin Glover a réaffirmé l’attachement aux principes de la Déclaration universelle des droits de l’homme, notamment l’égalité de tous devant la loi et l’égalité d’accès à la justice. « L’égalité des sexes est un élément fondamental de la gouvernance démocratique et du développement durable. Les institutions doivent examiner leurs structures, politiques et pratiques afin de garantir qu’elles promeuvent l’équité, la responsabilité et l’inclusion », soutient-il. Il plaide également pour un meilleur accès à la justice pour les femmes et les filles, leur permettant d’exercer leurs droits pleinement et sans crainte.
La ministre Jeetun a fait ressortir que « l’intégration de la dimension de genre dans tous les secteurs demeure essentielle pour relever les défis de manière globale et soutenir un développement économique inclusif. Il est impératif de s’attaquer à des problèmes tels que les violences sexistes, le harcèlement et le viol conjugal, et de veiller à ce que les cadres juridiques et institutionnels protègent efficacement les victimes. »
« La Vision 2050 représente une feuille de route pour le développement à long terme et un contrat social avec les générations futures. Cette Vision doit permettre à chacun de faire entendre sa voix, en particulier celle des femmes, et reconnaître leur rôle de premier plan et leur contribution au développement national », estime-t-elle.
Lisa Singh a mis l’accent, pour sa part, sur le fait que « les politiques et les dispositions constitutionnelles doivent être évaluées non seulement en fonction de leur existence, mais aussi selon l’accessibilité et la protection effective des droits dans la pratique. » L’autonomisation des femmes. » Elle explique que « l’engagement actif des hommes en tant que partenaires, facilitateurs et acteurs du changement des mentalités. Le cadre de la Vision 2050 place la justice et l’autonomisation des femmes au cœur des priorités afin de garantir un avenir résilient, inclusif et durable. »

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