En toute liberté : Le retour inattendu de la manivelle !

Cassis Fraternel Judo Club a eu raison de ne jamais abdiquer dans son combat pour dénoncer les injustices subies auprès de la Fédération mauricienne de judo (FMJ) depuis début 2019. Et, Week-End, de toujours maintenir et de croire que le fonctionnement d’une fédération doit obligatoirement reposer sur des valeurs et les principes de la bonne gouvernance!

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Il y a eu d’abord un ordre défavorable émis par le juge I.A Neerooa le 13 mars contre la FMJ, réclamant la levée de la suspension qualifiée d’illégale, selon Me Shamir Hossany, contre son client, le judoka Mc Dynest Résidu. Le juge a même demandé au ministère de la Jeunesse et des Sports qu’un avertissement soit servi à cette fédération après avoir pris note que les procédures n’avaient pas été respectées dans cette affaire !

Il y a eu ensuite, quatre jours plus tard, la posture plus que claire de la Fédération internationale de judo (FIJ) ! Elle répondait alors à certains faits qui lui avaient été rapportés, fin janvier, par Cassis Fraternel, liés au fonctionnement de la fédération locale. La FIJ avait même sérieusement mis en garde le club de la capitale contre toutes falsifications et autres fabrications de preuve. Après analyse toutefois, la fédération internationale a estimé que les faits rapportés pourraient constituer des “criminal offences” en tenant compte, somme toute, de la gravité de la situation !

La FIJ informe toutefois ne pas avoir les compétences pour mener les investigations et demande au club d’avoir recours aux autorités locales !
Qui est d’ailleurs mieux placé que le ministère de la Jeunesse et des Sports pour prendre les devants et ainsi sévir contre ceux concernés suivant ces développements accablants émanant de deux hautes institutions !

Preuve qu’il n’y a plus de doute et plus de temps à perdre. Le comité directeur de la FMJ doit obligatoirement être dissout pour faire place à un comité transitoire. Que le ministre Deven Nagalingum ne vienne donc plus évoquer ses appréhensions de menace de suspension internationale liée à une quelconque ingérence après la posture de la FIJ.

Jamais dans la passé d’ailleurs, n’a-t-on vu une fédération internationale réagir de cette façon contre l’un de ses membres. Même si nous sommes d’avis qu’il était du devoir de la FIJ d’assumer pleinement ses responsabilités en appliquant, lui-même, les décisions qui s’imposent dans de telles conditions.

Une chose est cependant sûre: l’ordre du juge Neerooa et la posture de la FIJ remettent grandement en cause le fonctionnement d’une fédération que dirige Josian Valère depuis janvier 2019, longtemps dénoncé par Cassis Fraternel. Sauf qu’en dépit de nombreuses dénonciations, cette fédération a toujours joui d’une déconcertante impunité que ce soit auprès de Deven Nagalingum ou de son prédécesseur, Stephan Toussaint !

Que dira aussi le Comité olympique mauricien (COM) suivant ces deux couperets tombés sur l’une de ses fédérations membres ? Ce même COM qui doit défendre les intérêts des athlètes, mais qui étonnamment, sept ans après, ne s’est jamais officiellement exprimé sur ce qui ressemble à une discrimination. Alors que pourtant, 12 clubs membres, dont un des deux fondateurs…Cassis Fraternel, ont fini par se retrouver hors du circuit national par la faute de certains, privant du coup, depuis 2019, plus de 300 jeunes de facilités offertes par l’État !

On attendra donc de découvrir avec impatience la réaction du président du COM, Richard Papie, sur ce dossier. D’autant que l’ordre de la Cour et la réaction de la FIJ touchent directement un de ses membres élus, nommément Jean-Noël Leste, mais aussi Josian Valère, que ses membres et lui ont pourtant coopté après les élections du 25 octobre dernier !

Le combat de Cassis Fraternel touche-t-il enfin à sa fin après sept longues années de lutte ? Il n’y a plus de doute suite aux développements intervenus en l’espace de quatre jours seulement. Il appartient désormais au ministre Deven Nagalingum de se saisir de cette opportunité pour sanctionner ceux qui ont fauté et qui n’ont pas été en mesure de faire progresser les judokas locaux comme en témoignent les résultats.

Que le ministre arrête aussi de croire à tout ce que lui balance la FMJ. Sait-il au moins que les six nouveaux clubs affiliés ne concernent nullement tous ceux exclus depuis mars 2019 ? Preuve que le judo ne peut continuer à naviguer à contre-sens et qu’il est grand temps de demander à tous ceux concernés de lev pake ale !

JEAN-MICHEL CHELVAN

 

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