- Christopher Harborne, un des plus importants bailleurs de fonds du UK Reform Party de l’extrême-droite, derrière l’installation de Misley Mandarin sur l’île du Coin à Peros Banhos
- Ceux qui tirent les ficelles derrière le First Minister autoproclamé des Chagos: « We’ve got the money and the will — they’re there to stay for good »
Avec deux échéances attendues cette semaine dans le cadre du Chagos Deal, visant à restituer la souveraineté de Maurice sur l’archipel des Chagos, une nouvelle donne, bénéficiant du soutien financier sous forme de Crypto-Currencies, tente de faire obstruction à la concrétisation du traité anglo-mauricien agréé le 25 mai 2025. En effet, la Haute Cour de Londres devrait émettre dans les heures qui suivent son jugement dans la contestation du Removal Order de Misley Mandarin et consorts, installés illégalement dans l’île du Coin, Peros Banhos dans l’archipel. Ensuite, avec l’Easter Break à la Chambre des Communes intervenant cette semaine et le Diego Garcia Military Base and the British Indian Ocean Territory Bill toujours en suspens devant les instances appropriées, tout semble indiquer que les procédures parlementaires devront être réentamées à la prochaine rentrée. Mais en parallèle, dans son édition en début de semaine, le Financial Times a étalé au grand jour les manœuvres, intrigues et financement à partir des Crypto-Currencies derrière l‘installation illégale de Misley Mandarin et ses amis dans l’archipel.
Politiquement, dans sa tentative de bloquer la réalisation du Chagos Deal entre Londres et Port-Louis, Misley Mandarin s’appuie sur l’extrême-droite britannique, avec d’une part l’UK Reform Party de Nigel Farage, qui se flatte d’être très proche du président américain Donald Trump et de l’autre le Great British PAC. Mais ce soutien ne s’arrête pas à la rhétorique politique. D’importants fonds ont été engagés derrière l’occupation illégale de Peros Banhos, puisés du War Chest d’un des plus importants bailleurs de fonds du UK Reform Party et aussi pour le financement des étapes subséquentes de l’action défiant le Royaume-Uni.
Ainsi, le Financial Times dévoile les dessous des intentions du UK Reform Party en avançant que « Christopher Harborne, Reform UK’s biggest donor, has pledged to help fund the creation of a new community on the Chagos Islands that has been branded “illegal” by the UK government. » Le bailleur de fonds a financé le voyage initial de Misley Mandarin à bord du SY No Excuse, acheté en Thaïlande au coût de £ 2,5 millions, transitant au Sri Lanka avant se rendre à île du Coin aux Chagos. Toutes les facilités, mises à la disposition de l’Anglo-Chagossien Misley Mandarin, soit de la « saline pump to provide drinking water and a Starlink satellite to ensure they can communicate with families back home », ont été financées par le multimilliardaire d’extrême-droite avec l’assistance de deux autres financiers.
L’ancien député conservateur, devenu un transfuge du UK Reform Party, Adam Holloway, qui accompagne Misley Mandarin dans l’archipel, se targue d’être à l’origine de cette occupation illégale de l’île du Coin. « It’s my idea, my practical application, enabled by some remarkably courageous philanthropists, but I want to respect their privacy. We are also gaining substantial donations from the public for our Support Resettlement campaign via Go Fund Me and Just Giving. It is at the very edge of what’s possible for a non-state actor. It’s been very, very expensive », fait-il comprendre.
Ce même Adam Holloway fait ressortir que d’autres dépenses, outre les Legal Fees pour la contestation du Removal Order en Cour, sont à prévoir. « It’s going to be even more expensive. The ambition is nothing short of repopulating the island with islanders who were born there and their descendants », devait-il s’appesantir. De ce fait, les conseils légaux, dont les services sont retenus par le Great British PAC, allié du UK Reform Party, ont soumis des demandes officielles pour des permis de développement sur l’île du Coin avec des engagements fermes de la clique de Harborne pour assurer le financement.
Sur la base des informations recueillies par le Financial Times, « the donors havesaid they will pay whatever it takes. They are also planning to send building materials, medical teams and indigenous plants to the island so that the individuals can begin setting up a permanent community in the coming months, if the judicial review is upheld » tout en rapportant les propos des anti-Chagos Deal: « We’ve got the money and the will — they’re there to stay for good. »
Toutefois en cas d’échec de la contestation du Removal Order, avec la Haute Cour de Londres faisant connaître sa décision probablement aujourd’hui, la bande à Misley Mandarin s’apprête à retransmettre en direct leur éviction de l’archipel comme pour compléter la Publicity Stunt de leur installation aux Chagos le lundi 23 dernier.
De son côté, Londres affirme, dans les documents, déposés en Cour en vue de justifier l’Eviction Order que « it was deliberately misinformed about the nature of the Chagossians’ trip, claiming that the individuals said it would be a heritage visit, and noting that no one was allowed to disembark in the territory without a permit. »
Affaire à suivre…

