Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme — Gina Poonoosamy : « Avant, la société cachait les enfants autistes »

L’autisme, c’est un monde perçu autrement. Le 2 avril, à l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, nous sommes allés à la rencontre de Gina Poonoosamy, adjointe-maire de Beau-Bassin/Rose-Hill, mais aussi maman d’Amsi, une jeune fille autiste.

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Lors de cet entretien, elle nous livre son parcours de mère, le poids du regard des autres, les croyances qu’elle a dû déconstruire, son appel à une plus grande inclusion dans les écoles, et surtout, son interpellation au SENA (Special Education Needs Authority) pour mettre fin à la mainmise sur les associations. « Laissez les institutions avoir le choix d’accueillir ces enfants, il y a comme une mainmise. Les associations n’ont plus la liberté d’accueillir et d’encadrer, il faut passer par le SENA », déplore-t-elle. C’est ce qui crée la confusion chez les parents, qui souvent ne savent pas à quelle porte frapper selon elle.

La naissance de sa fille bouleversera à jamais le cours de sa vie. Avec l’aide de plusieurs personnes, elle fonde l’association Anou Grandi. Le 14 janvier 1999, avec une seule élève, dans un petit local de la rue Edith-Cavell, l’aventure commence. Évoluant depuis toujours dans le domaine social et formée à l’éducation, Gina Poonoosamy imagine une structure adaptée lorsqu’elle est confrontée au handicap de sa fille, Amsi.

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Aujourd’hui, Amsi est un véritable symbole d’espoir. Elle travaille désormais dans cette même école en tant que carer, inspirant à son tour d’autres enfants et leurs familles. Au fil des années, l’organisme a vu défiler de nombreux enfants. Depuis 27 ans, l’école œuvre pour leur offrir un avenir meilleur. Basée à Mon-Loisir, elle accueille aujourd’hui 70 élèves présentant différents types de handicaps.

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