Le député de l’opposition Franco Quirin a interpellé le Premier ministre, Navin Ramgoolam, sur les primes d’assurances requises par les jockeys nationaux et internationaux. Il s’est ainsi dit étonné que le montant pour les Mauriciens était plus élevé que celui des étrangers. Le Premier ministre a expliqué que les jockeys internationaux ont déjà une assurance dans leurs pays respectifs.
Conformément à l’article 22.2 des Rules of Racing 2024, tout jockey et apprenti jockey est tenu, obligatoirement, de disposer d’une couverture d’assurance. Bien que les règles ne précisent pas le type de couverture, les assurances souscrites pour les jockeys et les jockeys apprentis, tant locaux qu’internationaux, sont généralement de deux types. À savoir une assurance en cas d’accidents et une assurance catastrophe santé.
Navin Ramgoolam a précisé qu’il incombe à l’organisateur des courses hippiques, actuellement le MTC Jockey Club Ltd, de prendre les dispositions nécessaires pour la couverture d’assurance, laquelle est ensuite facturée aux jockeys et apprentis jockeys. En 2025, la prime annuelle pour l’assurance contre les accidents était de Rs 172 500 pour un jockey et un jockey apprenti mauricien, tandis que le jockey étranger, lui, devait payer Rs 87 500. Pour la couverture « catastrophe santé », le montant annuel était de Rs 14 244 pour un jockey ou un apprenti local.
Sous l’ancien gouvernement, pour la période 2023-2024, la People’s Turf PLC (PTP), alors organisateur des courses, n’avait pas prévu de couverture d’assurance pour les jockeys et les apprentis jockeys, s’insurge le Premier ministre. Ce qui allait à l’encontre des principes de la Gambling Regulatory Authority (GRA), et face à quoi cette dernière « fermait les yeux ».
Par ailleurs, conformément à la section 20 des Rules of Racing 2024, une personne peut faire une demande de licence de jockey apprenti si elle est âgée de 16 ans ou plus. Il s’agit d’une pratique internationalement reconnue, précise-t-il. De plus, cette limite d’âge est conforme à la section 10 de la Workers’ Rights Act, qui prévoit qu’une personne est considérée comme ayant l’âge et la capacité requis pour conclure un contrat de travail uniquement si elle est âgée de 16 ans minimum, poursuit le Premier ministre.
À une interpellation supplémentaire de Franco Quirin, qui voulait savoir pourquoi les jockeys étrangers payaient l’assurance moins chère que les jockeys mauriciens, Navin Ramgoolam a répondu que c’est parce que ceux-ci ont déjà souscrit à une assurance dans leur pays d’origine.

