Les États-Unis et l’Iran se sont accordés dans la nuit de mardi à ce mercredi 8 avril sur un cessez-le-feu temporaire de 14 jours, qui doit permettre des négociations pour un arrêt à long-terme des hostilités. Le détroit d’Ormuz devrait à nouveau servir à la circulation des hydrocarbures, après plus d’un mois de crise énergétique.
Les prix du pétrole ont dévissé de près de 15% ce mercredi 8 avril après que Donald Trump a repoussé son ultimatum contre l’Iran et que Téhéran s’est dit prêt à négocier — un soulagement pour les marchés alors que le pétrole s’enfonce et retombe sous 100 dollars
Vers 05H00 GMT, le prix du West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en mai, référence américaine du pétrole brut, dévissait de 14,53% à 96,54 dollars. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin, référence du marché mondial, s’effondrait lui de 13,13% à 94,92 dollars.
« J’accepte de suspendre les bombardements et les attaques contre l’Iran pendant deux semaines », a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social un peu plus d’une heure avant l’expiration de son ultimatum, à l’issue de discussions avec des médiateurs pakistanais.
Il s’est dit prêt à un cessez-le-feu si l’Iran rouvre complètement le détroit d’Ormuz. De son côté, Téhéran a annoncé des négociations avec la partie américaine pour mettre fin à la guerre à partir de vendredi à Islamabad et pour deux semaines, acceptant de rouvrir le détroit d’Ormuz si les attaques israélo-américaines cessent.
Vers 5 à 10 centimes de baisse en France
En ce qui concerne les prix à la pompe, il est trop tôt pour qu’un effet soit ressenti à court terme par les consommateurs, y compris en France. Un embouteillage de 3.000 navires doit encore franchir le détroit d’Ormuz. En France, ce mardi 7 mars, 18% de stations-service en France manquaient d’au moins un carburant.
L’Union française des industries pétrolières dit s’attendre à une baisse des tarifs à la pompe de « 5 à 10 centimes dans les prochains jours », par la voix de son président invité de France info, Olivier Gantois.
Le représentant de la fédération de 4.200 stations entrevoit une baisse « dans les jours qui viennent » dans l’hypothèse où le prix du baril se maintiendrait autour de 95 dollars. Une conséquence directe du cessez-le-feu.
Source : BFMTV

