Un grave incident s’est produit dans la journée d’hier sur le parking du centre commercial de Bagatelle. Une femme de 25 ans a été victime d’une violente agression à l’arme blanche, dans ce qui est considéré comme une tentative de meurtre.
La victime se trouvait à bord d’un véhicule lorsqu’un individu, qu’elle connaissait, s’est approché d’elle muni d’un sabre. L’homme lui a alors porté plusieurs coups, la blessant grièvement. Alerté, un proche a immédiatement transporté la jeune femme à l’hôpital, où son état est jugé sérieux.
Après les faits, le suspect a pris la fuite à bord de son véhicule, déclenchant une importante mobilisation policière. Sur la base d’une intervention rapide et à des renseignements recueillis par les enquêteurs de la Divisional Crime Intelligence Unit (DCIU) Eastern, le présumé agresseur, identifié comme étant Pritvee Lalljee, âgé de 31 ans et domicilié à Batimarais, a été localisé puis interpellé à Nouvelle-France peu de temps après l’attaque.
L’arme utilisée lors de l’agression, un sabre, ainsi que le véhicule du suspect ont été saisis par la police dans le cadre de l’enquête. Le trentenaire est en détention.
Les investigations se poursuivent afin de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de cette affaire.
Ashwan Lalljee, aussi connu sous le surnom de Pritvee, fait l’objet d’une accusation provisoire d’infraction à l’Information and Communication Technologies Act (ICTA) au tribunal de Moka. À l’issue de cette audience, il avait obtenu la liberté conditionnelle après le paiement d’une caution de Rs 10 000 et la signature d’une reconnaissance de dette de Rs 30 000. La police ne s’est pas opposée à sa libération, mais des conditions strictes lui ont été imposées, notamment l’interdiction d’entrer en contact avec les témoins liés à l’enquête.
Cette arrestation fait suite à plusieurs plaintes déposées par son ancienne compagne, à l’origine de l’ouverture de l’enquête sous l’ICTA. La première remonte au 8 février. Selon la plaignante, une connaissance lui aurait transmis une vidéo circulant en ligne dans laquelle Ashwan Lalljee tient des propos visant son époux décédé. Dans cet enregistrement, il aurait affirmé que ce dernier serait impliqué dans les meurtres de Soopramanien Kistnen, ancien agent politique retrouvé mort en octobre 2020, ainsi que de Manan Fakoo, tué par balles en janvier 2021.
Une seconde plainte a été enregistrée le 24 février. La femme y allègue avoir reçu un appel téléphonique d’Ashwan Lalljee au cours duquel celui-ci aurait proféré des menaces à son encontre et à celle de sa fille. À la suite de ces accusations, la police avait procédé à son arrestation.
Quelques jours auparavant, Ashwan Lalljee avait juré un affidavit dans lequel il affirme détenir des éléments concernant les circonstances entourant la mort de Soopramanien Kistnen. Dans cette déclaration, il indique notamment que certaines informations lui auraient été confiées par la même femme avec laquelle il affirme avoir entretenu une relation. Pour sa part, la Major Crimes Investigation Team (MCIT) prend ses affirmations avec des pincettes.

