Avec l’arrivée de la nouvelle Audi A6 Sportback e-tron (Rs 5, 550,000), le concessionnaire local, Allied Motors, franchit une étape décisive dans sa stratégie 100 % électrique. Si les SUV dominent actuellement les ventes chez nous, la berline premium reste un objet de désir, symbole traditionnel de réussite pour de nombreux Mauriciens. Cette A6 e-tron Sportback débarque sur nos routes avec des arguments de poids : un design épuré et une autonomie capable de rassurer les plus sceptiques. Cars & Co, spécialiste des essais automobiles à Maurice, a pris le volant de la version « Performance » de 380 ch, dotée de la batterie de 100 kWh, pour voir si elle peut bousculer la hiérarchie du segment premium. Voici ce qui ressort de l’analyse faite par les conducteurs.
Design
Visuellement, c’est une claque. Audi a réussi à transformer la silhouette classique de l’A6 (bien que l’A6 thermique soit toujours proposé au catalogue avec un design plus conventionnel) en un objet aérodynamique sculpté par le vent, affichant un coefficient de traînée record de 0,21. La ligne Sportback, très fuyante, lui confère des airs de coupé tout en conservant une réelle prestance. À l’avant, les optiques affinées proposent une signature lumineuse personnalisable, tandis qu’à l’arrière, le bandeau OLED traverse toute la largeur du véhicule. C’est moderne, minimaliste et, il faut bien l’avouer, très impressionnant dans le flux routier. Chaque détail, des poignées de porte affleurantes aux jantes optimisées, a été pensé pour fendre l’air avec une efficacité redoutable.
Habitacle
À l’intérieur, on entre dans une véritable bulle technologique. La planche de bord est dominée par un immense écran panoramique incurvé regroupant l’instrumentation et l’info-divertissement. Un troisième écran fait son apparition face au passager ; s’il s’avère pratique, il pourra occasionnellement frustrer le conducteur si le passager décide de s’improviser DJ un peu trop enthousiaste. La finition est fidèle aux standards de la marque : impeccable, avec un savant mélange de matériaux recyclés et de textures premium. Côté espace, l’empattement généreux profite aux passagers arrière, même si la chute de toit demande un léger effort aux plus grands pour s’installer. Le coffre de 502 litres, accessible via un large hayon, est complété par un “frunk » de 27 litres à l’avant, idéal pour ranger les câbles de recharge.
Équipement
Comme souvent chez Audi, la dotation technologique est généreuse. On retrouve un système d’info-divertissement de dernière génération avec intégration pour smartphone connectée et commandes vocales intuitives. L’A6 e-tron Sportback reçoit également un toit panoramique en verre à opacité réglable : d’une simple pression, il passe du transparent à l’opaque par segments, un véritable atout sous notre soleil de plomb. Elle dispose aussi d’un système audio haute-fidélité et d’un éclairage d’ambiance entièrement personnalisable. Les aides à la conduite (régulateur adaptatif, maintien dans la voie, freinage d’urgence) sont parfaitement calibrées, plaçant cette berline dans le haut du segment en matière de sécurité active.
Conduite
Avec 380 ch et un couple instantané de 565 Nm envoyés aux roues arrière, cette A6 e-tron a du tempérament. Le 0 à 100 km/h est abattu en 5,4 secondes, une vigueur largement suffisante pour doubler en toute sérénité sur l’autoroute ou en montée et la vitesse maxi est limitée à 210 km/h. Ce qui frappe dès les premiers mètres, c’est le silence absolu et la douceur de la direction. Malgré un poids dépassant les deux tonnes, la voiture semble agile grâce à un centre de gravité très bas. En ville, son gabarit peut intimider, mais elle se manœuvre avec une facilité surprenante. En mode « Dynamic », elle se montre plus ferme, permettant de “s’amuser » un peu dans les virages sinueux, même si sa vocation reste le voyage au long cours dans un confort princier. Le mode « one-pedal » rend la conduite urbaine très fluide et naturelle.
Consommation
C’est le point fort de cet essai. Grâce à sa batterie de 100 kWh et une gestion d’énergie millimétrée, l’A6 affiche une autonomie théorique de plus de 750 km (WLTP). Dans la réalité mauricienne, entre climatisation permanente et embouteillages, nous avons relevé une consommation de 13,8 kWh/100 km, soit plus de 700km d’autonomie. C’est une performance impressionnante pour un véhicule de ce gabarit. Concrètement, pour beaucoup d’utilisateurs, une seule charge complète pourrait suffire pour une semaine de trajets. Enfin, grâce à son architecture 800 volts, la recharge est ultra-rapide si vous avez accès à une borne haute puissance.
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Pourquoi mesure-t-on la puissance des moteurs en chevaux ?
À la fin du XVIIIe siècle, les chevaux étaient le moyen le plus utilisé pour déplacer des charges et servaient aussi à actionner des machines, par exemple pour remonter l’eau des puits. Avec l’invention de la machine à vapeur, il a fallu établir une conversion entre la puissance de ce moteur et celle que l’on peut obtenir d’un cheval. Le but était, par exemple, de répondre à ce genre de question : quelle puissance doit avoir une machine à vapeur pour remplacer un cheval extrayant l’eau d’un puits ?
James Watt et le horsepower
Le grand savant britannique James Watt s’est, comme d’autres avant lui, attaqué à ce problème et il lui a trouvé une solution. Il a pris comme référence la puissance nécessaire à un cheval pour faire tourner un moulin à grain et a utilisé les unités de son pays : les livres (lb en anglais), les pieds (feet, ou ft) et les secondes. Ainsi naquit le « horsepower ».
Valeur d’un horsepower
L’unité de puissance est, plus tard, devenue… le watt (W). Celui-ci est défini dans le SI (système international) comme valant un newton mètre par seconde.
Valeur d’un cheval-vapeur
Le reste du monde, utilisant le système métrique, a défini le « cheval-vapeur » comme la puissance développée par un cheval pour remonter de 1 m une masse de 75 kg en 1 s. Une masse de 1 kg pèse 9,81 newtons, car la valeur du newton est donnée par l’accélération de la pesanteur (due à la gravité terrestre) et vaut, par convention (c’est une moyenne), 9,81 m/s/s. Un cheval-vapeur du système métrique, ou cheval, vaut donc 1 s x 75 kg x 9,81 m/s/s, soit 735,498.75 W.
Chevaux fiscaux, chevaux-vapeur…
Lorsque les moteurs à vapeur ont commencé à remplacer les chevaux, leur puissance a été exprimée en horsepowers ou en chevaux-vapeur. L’habitude perdure, et nous conservons les hp et les chevaux-vapeur, auxquels se sont ajoutés le watt électrique, les chevaux fiscaux (CV, une valeur administrative) et même, pour les automobiles, les chevaux SAE et les chevaux DIN… Alors qu’il suffirait que tout le monde compte en watts !
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Au volant d’un monstre de 12 000 chevaux…
Cette femme a roulé à UNE vitesse de 552 km/h !
Les dragsters règnent en maîtres en Amérique du Nord, où la National Hot Rod Association orchestre depuis plus de 70 ans des duels d’une intensité folle. Sur quelques centaines de mètres à peine, ces machines surpuissantes avalent l’asphalte en quelques secondes, propulsées à plus de 500 km/h. Un univers extrême où la pilote américaine Brittany Force repousse sans cesse les limites de la vitesse et de la précision. Un record dans cette catégorie détenu jusqu’alors… par elle-même – on notera cependant qu’en 1984 en Angleterre, un prototype doté d’un moteur-fusée a roulé à 621 km/h mais que cette performance n’a logiquement pas été homologuée par les fédérations NHRA et FIA.
Légendes
- Audi a réussi à transformer la silhouette classique de l’A6 en un objet aérodynamique sculpté par le vent
- À l’intérieur, on entre dans une véritable bulle technologique
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Le fardier (servant à transporter de lourdes charges) est le premier véhicule automobile à moteur à vapeur. Il a été réalisé en 1771 par l’ingénieur militaire Nicolas-Joseph Cugnot
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La pilote américaine Brittany Force repousse sans cesse les limites de la vitesse et de la précision

