Nouvelle hausse des prix des carburants à Maurice. À l’issue de sa réunion tenue ce mercredi, le Petroleum Pricing Committee (PPC) a recommandé une augmentation des prix de l’essence et du diesel, qui entrera en vigueur à partir de minuit, dans la nuit du 15 au 16 avril.
Ainsi, le prix de l’essence (Mogas) passera de Rs 58.45 à Rs 64.25 le litre, tandis que celui du diesel (Gas Oil) augmentera de Rs 64.80 à Rs 71.25 le litre. Cette révision représente une hausse maximale de 10 %, conformément aux dispositions réglementaires en vigueur lorsque les augmentations calculées dépassent ce seuil.
Selon le PPC, cette décision s’appuie sur l’évolution des prix mondiaux des produits pétroliers ainsi que sur la situation financière du Price Stabilisation Account (PSA), qui affiche un déficit estimé à Rs 3,2 milliards. Les calculs effectués par le comité montrent que les hausses théoriques auraient été nettement plus importantes, atteignant environ 20,29 % pour l’essence et 34,44 % pour le diesel. Toutefois, le mécanisme de plafonnement a limité l’augmentation effective à 10 %.
Le prix de référence de l’essence a été établi à 973,39 dollars américains par tonne métrique, sur la base des prix réels observés entre janvier et mars 2026 et des projections pour la période d’avril à juin. Pour le diesel, le prix de référence a été fixé à 186,61 dollars américains le baril. Le taux de change retenu pour ces calculs est de Rs 46,7014 pour un dollar américain.
Le communiqué souligne également la détérioration progressive du Price Stabilisation Account au fil des dernières années. Le tableau figurant dans le document montre qu’après une amélioration relative en 2025, le déficit s’est de nouveau creusé en 2026, atteignant plus de Rs 3,2 milliards à la mi-avril, principalement en raison de la hausse continue des prix internationaux et du maintien de prix domestiques inférieurs aux coûts réels pendant une période prolongée.
Dans ce contexte, les autorités expliquent que l’ajustement des prix vise à rétablir partiellement l’équilibre financier du système tout en respectant le cadre réglementaire existant. Malgré cette hausse, une partie du coût réel continue d’être absorbée afin d’éviter un impact encore plus important sur les consommateurs.
Cette nouvelle augmentation intervient dans un climat économique déjà marqué par des pressions inflationnistes et des ajustements récents sur d’autres produits et services, alors qu’une révision des prix des carburants était déjà intervenue lors d’une précédente réunion du Petroleum Pricing Committee le 24 mars 2026, renforçant les inquiétudes quant à l’évolution du coût de la vie dans les semaines à venir.

