Face aux failles relevées dans plusieurs institutions publiques, la Financial Crimes Commission (FCC) passe à l’offensive. L’organisme a publié de nouvelles directives imposant la mise en place des Standard Operating Procedures (SOPs) afin de renforcer les mécanismes de contrôle et réduire les risques de dérives financières dans le secteur public. Cette mesure, prise sous la Financial Crimes Commission Act de 2023, vise les ministères, départements gouvernementaux, collectivités locales, organismes statutaires, entreprises d’État ainsi que plusieurs autres institutions publiques, y compris l’Assemblée régionale de Rodrigues. À l’origine de cette démarche demeurent des exercices de prévention menés par la FCC ayant révélé d’importantes lacunes administratives. Selon les constats effectués, de nombreux organismes ne disposaient d’aucune procédure clairement établie dans des secteurs particulièrement exposés aux abus, notamment le Procurement, la gestion des contrats et l’émission de permis. La FCC estime que cette absence de balise affaiblit les mécanismes de transparence et de redevabilité.
Les nouvelles directives imposent donc aux organismes publics de documenter précisément leurs processus internes afin d’assurer une gestion plus rigoureuse et uniforme des opérations.
Les SOPs devront détailler, étape par étape, les procédures à suivre dans l’exécution des tâches administratives. L’objectif affiché : limiter les risques de corruption, prévenir les irrégularités et améliorer la traçabilité des décisions prises au sein des institutions publiques. L’organisme maintient également que ces procédures devront être concrètes, applicables et conformes aux pratiques réelles des institutions concernées. Les responsables des organismes publics ont été appelés à mettre ces dispositifs en œuvre dans les délais prescrits. La FCC prévient enfin que le non-respect de ces directives pourrait entraîner des poursuites en vertu des dispositions prévues par la FCC Act de 2023.

