Opération Maradiva Lakaz Mama : L’axe Ally Royals/Deelawon et les valises à Rs 113,8 M

Décryptage explosif de la mémoire du cellulaire de l’homme de confiance aux valises à Rs 113,8 M et équipées de Luggage Tracker Ally Boolaky, animateur notoire des réseaux sociaux, au cœur d’un réseau de corruption contre promesses d’emploi et de promotion sous l’ex-régime MSM Les deux premières charges de Rs 75 000 chacune ne sont que le Tip of the Iceberg et pour les besoins d’inculpation provisoire devant la Cour de Flacq

Revoilà une nouvelle saison de l’opération Maradiva Lakaz Mama qui s’ouvre au QG de la Financial Crimes Commission (FCC). Quinze mois après la saisie à l’occasion de la Saint Valentin 2025 de trois valises à Rs 113,8 millions de devises étrangères et de roupies sans oublier toute la gamme de montres Rolex et les dénonciations sans fioritures de Josian Deelawon au sujet de l’identité du propriétaire présumé de ce magot des plus encombrants politiquement, le décryptage de la mémoire du cellulaire de cet intermédiaire sous le précédent gouvernement, dirigé par l’ancien Premier ministre, Pravind Jugnauth, se révèle des plus explosifs. Un nouveau maillon fort, en la personne d’Ally Royals, nom de scène sur les réseaux sociaux, mais déclaré Ally Moortooza Boolaky à l’État civil, âgé de 23 ans, a été rattrapé dans cette enquête sur des délits de blanchiment de fonds de la Financial Crimes Commission.

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Les éléments préliminaires, versés dans le dossier à charge, laissent comprendre qu’Ally Royals, malgré son jeune âge et jouant dans la cour des grands d’hier politiquement, devraient apporter un éclairage sur un réseau de corruption sous différentes formes, dont visant à favoriser des recrutements, des nominations et des promotions au sein des organismes parapublics, entre autres.

À ce stade, la Financial Crimes Commission, se basant sur les courriels et autres messages WhatsApp ainsi que les détails d’un éventuel Audit Trail, s’est donnée pour objectif de démasquer le cerveau derrière ces mouvements de fonds. En tout cas, la connexion ou encore la proximité de ce suspect avec le Nec Plus Ultra ne souffre d’aucune contestation dans la mesure où des images puisées de la campagne pour les élections générales du 10 novembre 2024, notamment dans la circonscription de Quartier-Militaire/Moka (No 8) en font foi.

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Le jeune homme de 23 ans est soupçonné d’avoir réclamé et obtenu de l’argent en échange de promesses d’intervention à des buts inavouables auprès d’institutions publiques, des faits susceptibles de constituer une infraction aux dispositions de la loi-cadre contre la fraude et la corruption. Les multiples messages électroniques révélant des versements d’importantes sommes d’argent devront être connectés à des transactions opérées en banque suite à un Judge’s Order de la Cour suprême.

De ce fait, à cette étape initiale de l’enquête, la Financial Crimes Commission s’est concentrée sur deux versements de Rs 75 000 pour s’assurer que le dénommé Ally Royals reste sous contrôle judiciaire après sa comparution devant le tribunal de Flacq avec les autres détails venant se greffer au dossier d’enquête.

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Dans l’immédiat, les limiers de la Financial Crimes Commission soupçonnent qu’une somme de Rs 75 000 a été versée afin de faciliter l’obtention d’un transformateur du Central Electricity Board (CEB) au bénéfice de l’intermédiaire politique, Josian Deelawon. Les investigations de la Financial Crimes Commission, basées notamment sur l’analyse d’appareils électroniques et de données informatiques saisies chez le businessman, ont permis de mettre au jour plusieurs échanges entre Ally Royals et Josian Deelawon évoquant cette présumée transaction. Les enquêteurs soutiennent que le paiement aurait effectivement été effectué.

Le nom de Josian Deelawon avait déjà été associé à une autre affaire de grande ampleur après la mise au jour de Rs 113,8 millions dans une maison à Pointe-aux-Canonniers en février 2025. Il avait alors avancé que cet argent lui avait été remis par des intermédiaires agissant pour le compte de l’ancien Premier ministre, Pravind Jugnauth.

La FCC examine également une deuxième transaction financière impliquant Ally Royals. Cette autre piste d’enquête porterait sur une présumée intervention visant à obtenir une promotion au sein d’une compagnie d’État. Selon des sources proches du dossier, les enquêteurs misent sur des opérations bien structurées d’un réseau bien plus vaste de trafic d’influence et de corruption, alors que l’analyse des données financières et numériques se poursuit.

Arrêté mardi, Ally Moortooza Boolaky a comparu devant le tribunal de Flacq hier. La FCC s’est opposée à sa remise en liberté sous caution, invoquant un risque d’interférence avec les témoins ainsi qu’un possible Tampering with evidence.

Une motion réclamant sa libération sous caution sera débattue le 19. Pour l’heure, Ally Royals reste en détention policière pendant que l’enquête suit son cours.
Ainsi, à la faveur du confinement, le dénommé Ally Royals s’est construit une réputation sur les réseaux sociaux avec une émission en direct, Ally Royals Live Show. Les politiciens de tous bords se bousculent autour de son micro et de sa caméra. Il fera son Coming Out politique avec l’épisode de Moustas Leaks, en tentant de vendre en vain la thèse de Deepfakes au sujet des voix du couple Jugnauth sur des enregistrements fuités alors qu’il s’affichera en première ligne du MSM pour la campagne au No 8.

Les secrets de la mémoire du téléphone cellulaire et la confrontation aux conclusions du Money Trail devront apporter un autre Twist à cette étoile filante politique sous le précédent gouvernement…

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