Kushal Lobine, leader des Nouveaux Démocrates : « Pas le mandat populaire nécessaire pour une telle réforme »

La réforme des pensions a été au cœur de l’intervention de Kushal Lobine, leader des Nouveaux Démocrates, qui a plaidé pour une approche plus inclusive et concertée avant toute modification du système actuel. Selon lui, le gouvernement ne dispose pas de la légitimité populaire suffisante pour engager un changement d’une telle ampleur.
« Nous n’avons pas le mandat populaire nécessaire pour une telle réforme », a-t-il déclaré, estimant que la question des pensions doit faire l’objet de consultations nationales approfondies. Il a ainsi proposé la mise sur pied d’un comité parlementaire spécial (Select Committee) afin d’examiner les différentes options et de permettre à toutes les parties prenantes de s’exprimer. « Let us all give our views, let us all harmonize », a-t-il lancé.
Le député s’est également montré fermement opposé à un éventuel retour du Means Test pour l’octroi de la pension universelle. « My conviction is that I cannot accept the reintroduction of the means test in this country », a-t-il affirmé, rappelant que ce mécanisme existait en 1950 avant d’être abandonné en 1958. À ses yeux, cette question touche directement à la dignité des citoyens.
Kushal Lobine a en outre regretté que le rapport intérimaire sur lequel s’appuie la réforme n’ait jamais été rendu public. « The Select committee would study the Interim report that we have never seen, we – members of parliament – We need to consult our people. We need wide consultations for pension reforms, just like electoral reforms and constitutional reforms », a-t-il dit. Selon lui, toute réforme doit être largement diffusée, expliquée et débattue afin que le gouvernement puisse prendre une décision éclairée et que toute future législation bénéficie d’un consensus.

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