Journée internationale de la malbouffe : « Tout est une question d’équilibre »

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Hamburgers, pizzas, frites, boissons sucrées, chips, pâtisseries industrielles… Les aliments ultra-transformés occupent aujourd’hui une place de plus en plus importante dans l’alimentation. Pratiques, rapides à préparer et souvent abordables, ils séduisent de nombreux consommateurs. Mais derrière des emballages attrayants et des allégations parfois rassurantes, il n’est pas toujours facile de savoir ce que contiennent réellement ces produits. À l’occasion de la Journée internationale de la malbouffe, célébrée le 21 juillet, la diététicienne Yovanee Veerapen insiste sur l’importance de l’éducation nutritionnelle. Selon elle, apprendre à lire et à décrypter les informations figurant sur les emballages  les étiquettes et à reconnaître les aliments ultra-transformés est l’une des premières étapes pour faire des choix alimentaires plus éclairés.

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« Lire les étiquettes est important, mais encore faut-il savoir les comprendre »

Pour Yovanee Veerapen, les étiquettes nutritionnelles sont un outil précieux pour orienter les consommateurs vers de meilleurs choix alimentaires. Encore faut-il savoir les interpréter.

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« Beaucoup de personnes lisent les étiquettes sans réellement comprendre ce qu’elles signifient. Il y a encore un important travail d’éducation nutritionnelle à faire afin que chacun puisse choisir ses produits en connaissance de cause », explique-t-elle.

La diététicienne rappelle qu’un aliment ultra-transformé est un produit ayant subi plusieurs étapes de transformation industrielle et contenant souvent de nombreux ingrédients ainsi que des additifs qui ne sont pas utilisés dans une cuisine traditionnelle. Les biscuits, les chips, les crackers, les pâtisseries industrielles ou encore certains pains, comme les pains à burger, les pains au lait et certaines brioches, en font partie.

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Mieux comprendre ce que l’on mange

Pour la spécialiste, une alimentation équilibrée ne passe pas uniquement par la suppression de certains aliments. Elle repose avant tout sur la compréhension de leur composition et sur la capacité à faire des choix éclairés.

Une consommation régulière d’aliments ultra-transformés peut priver l’organisme de nutriments essentiels comme les protéines, les fibres, les vitamines, les minéraux et les bonnes graisses. À long terme, cela augmente le risque de développer plusieurs maladies chroniques, notamment le diabète, l’obésité et les maladies cardiovasculaires.

Les premiers signes d’une alimentation déséquilibrée peuvent se traduire par une sensation de lourdeur, des troubles digestifs, une baisse d’énergie ou encore des variations de poids. Des carences en certains nutriments, comme le fer ou la vitamine D, peuvent également apparaître.

Qu’appelle-t-on un aliment ultra-transformé ?

Un aliment ultra-transformé est un produit qui a subi plusieurs étapes de transformation industrielle. Il contient généralement de nombreux ingrédients ainsi que des additifs qui ne sont pas utilisés dans une cuisine traditionnelle. Les biscuits, les chips, les crackers, les pâtisseries industrielles et d’autres produits similaires en sont des exemples.

 

Privilégier les repas faits maison

Yovanee Veerapen encourage les familles à revenir à des habitudes simples. Préparer davantage de repas à la maison permet de mieux contrôler les quantités de sel, de matières grasses et d’intégrer plus facilement des légumes, des protéines et des fibres.

Elle recommande de composer chaque repas avec une source de protéines, des légumes en quantité suffisante et une portion raisonnable de féculents, tout en limitant l’utilisation d’huile lors de la cuisson.

Contrairement à une idée reçue, manger sainement ne coûte pas forcément plus cher. Les œufs, le thon ou les sardines en conserve, les légumes surgelés et les fruits locaux, comme la papaye, sont autant d’aliments accessibles qui peuvent contribuer à une alimentation équilibrée.

Une question d’équilibre

Pour la diététicienne, il ne s’agit pas de bannir totalement les aliments ultra-transformés. Consommés à l’occasion, ils ne représentent pas un problème majeur. En revanche, lorsqu’ils deviennent la base de l’alimentation quotidienne, ils apportent peu de nutriments essentiels et peuvent avoir des conséquences sur la santé.

Quels sont les effets d’une consommation régulière d’aliments ultra-transformés et de fast-food ?

Une consommation régulière d’aliments ultra-transformés n’est pas sans conséquence sur la santé. Souvent pauvres en protéines, en fibres, en vitamines, en minéraux et en bonnes graisses, ces produits n’apportent pas les nutriments essentiels dont l’organisme a besoin pour bien fonctionner. À terme, ils peuvent favoriser l’apparition de maladies chroniques, notamment le diabète et les maladies cardiovasculaires.

Les premiers signes d’une alimentation déséquilibrée passent souvent inaperçus. Une sensation de lourdeur, des troubles de la digestion, un mauvais transit, une baisse d’énergie ou encore une diminution de l’activité physique peuvent en être les premiers indicateurs. Avec le temps, cette mauvaise alimentation peut également entraîner une prise ou une perte de poids, ainsi que des carences en nutriments essentiels, comme le fer ou la vitamine D.

Les Mauriciens ont-ils certaines mauvaises habitudes alimentaires ?

Au-delà des aliments ultra-transformés, beaucoup de personnes consomment des féculents en trop grande quantité, notamment le riz et le pain, au détriment des protéines, des légumes et des fibres.  L’équilibre de l’assiette demeure l’un des piliers d’une alimentation saine.

 

Quels conseils donneriez-vous aux familles ?

Le premier conseil est de rester simple. Il ne s’agit pas de rechercher la perfection, mais de privilégier autant que possible les repas préparés à la maison. Ensuite, il faut veiller à composer des repas équilibrés avec une source de protéines, des légumes, des fibres et une quantité raisonnable de bonnes graisses. Il est également recommandé de limiter l’huile utilisée pendant la cuisson et de privilégier, lorsque c’est possible, des huiles comme l’huile d’olive ou de tournesol.

 

Manger sainement coûte-t-il plus cher ?

Pas nécessairement. Il est possible d’adopter une alimentation équilibrée en fonction de son budget. Manger sain ne signifie pas consommer uniquement des aliments coûteux. Avec une bonne organisation, il est possible de préparer des repas nutritifs en utilisant des produits simples et accessibles.

À première vue, acheter un fast-food peut sembler plus économique que préparer un repas à la maison. Pourtant, à long terme, ce choix peut coûter bien plus cher. Une alimentation déséquilibrée augmente le risque de développer des maladies chroniques, comme l’hypertension ou le diabète, qui nécessitent ensuite des traitements médicaux et l’achat de médicaments. Mieux vaut donc agir dès aujourd’hui en adoptant de meilleures habitudes alimentaires, plutôt que d’en subir les conséquences plus tard.

 

Quels aliments recommandez-vous au quotidien ?

Yovanee Veerapen recommande notamment les œufs, qui constituent une excellente source de protéines, faciles à préparer et abordables. Le thon et les sardines en conserve sont également de bonnes options grâce à leur apport en protéines et en oméga-3. Les légumes surgelés représentent une solution pratique pour les personnes pressées, tandis que les fruits locaux, comme la papaye, trouvent facilement leur place dans une alimentation équilibrée.

Quel message souhaitez-vous adresser au public à l’occasion de la Journée internationale de la malbouffe ?

Les aliments ultra-transformés ne doivent pas être diabolisés. Consommés occasionnellement, ils ne posent généralement pas de problème. En revanche, lorsqu’ils occupent une place dominante dans l’alimentation quotidienne, ils deviennent préoccupants, car ils apportent peu de nutriments essentiels. Le plus important reste l’équilibre.

Pour la diététicienne, cette journée n’a pas pour objectif d’interdire les plaisirs occasionnels, mais de sensibiliser le public à l’importance de faire des choix alimentaires plus éclairés. Une alimentation équilibrée, associée à une meilleure information nutritionnelle, demeure l’un des meilleurs moyens de préserver sa santé sur le long terme.

 

Hors texte

Les bons réflexes pour limiter la malbouffe

  • Privilégier les repas faits maison : préparer ses repas permet de mieux contrôler les quantités de sel, de sucre, de matières grasses et les ingrédients utilisés.
  • Composer une assiette équilibrée : chaque repas devrait comprendre une source de protéines, des légumes riches en fibres et une portion adaptée de féculents.
  • Choisir des aliments peu transformés : fruits, légumes, œufs, légumineuses, poisson et viande fraîche sont à privilégier par rapport aux produits ultra-transformés.
  • Lire les étiquettes nutritionnelles : vérifier la liste des ingrédients ainsi que les teneurs en sucre, en sel et en graisses saturées permet de comparer les produits avant l’achat.
  • Limiter les boissons sucrées : l’eau reste la boisson à privilégier au quotidien.
  • Prévoir ses repas : planifier les menus de la semaine réduit le recours aux fast-foods et aux plats préparés.
  • Avoir des alternatives pratiques : les légumes surgelés, les œufs, le thon ou les sardines en conserve permettent de préparer rapidement un repas équilibré.
  • Réduire progressivement le sel, le sucre et les matières grasses : de petits changements au quotidien facilitent l’adoption d’une alimentation plus saine.
  • Privilégier les produits locaux et de saison : ils sont souvent plus frais et permettent de varier les repas.
  • Adopter une approche équilibrée : les aliments ultra-transformés peuvent être consommés occasionnellement, mais ne devraient pas constituer la base de l’alimentation quotidienne.

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