Réforme des pensions | En vue de la promulgation La PKS demande à Gokhool  de retenir son Assent

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La Platform Komin Sindikal (PSK) a officiellement saisi la présidence de la république en vue d’une intervention dans le dossier de la réforme de la Basic Retirement Pension (BRP). Dans une correspondance adressée, hier, au président de la république, Dharam Gokhool, les organisations syndicales demandent au chef de l’État de ne pas accorder son assentiment à la Finance Act tant qu’une rencontre urgente avec une délégation syndicale n’aura pas eu lieu.

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Les syndicats dénoncent les dispositions de la Finance Act prévoyant la réduction de la pension de retraite de base versée à l’âge de 60 ans ainsi que le relèvement progressif de l’âge d’éligibilité à 65 ans à partir de 2029.  Pour eux, ces mesures constituent « un changement fondamental du contrat social mauricien » et portent atteinte à l’un des piliers de l’État-providence. Ils rappellent que le droit à la BRP à 60 ans représente depuis plusieurs décennies un engagement national en faveur de la justice sociale, de la solidarité et de la dignité des Mauriciens après une vie de travail.

La Platform Komin Sindikal estime également que cette réforme affectera particulièrement les travailleurs exerçant des métiers pénibles, dont plusieurs ne seront pas en mesure de poursuivre leur activité jusqu’à 65 ans. Au-delà de ses conséquences financières, elle considère que le projet soulève des interrogations majeures en matière d’équité, de cohésion sociale et d’avenir du système de protection sociale du pays.

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« We are deeply concerned that these measures will disproportionately affect all workers and particularly those engaged in arduous occupations, many of whom may not be in a position to remain in employment until the age of 65. Beyond their financial consequences, these reforms raise important questions about equity, social cohesion and the future direction of our Republic’s social protection system », écrivent les dirigeants de la plate-forme.

S’adressant au président de la république – en sa qualité de garant de la Constitution – les syndicats l’invitent à examiner avec la plus grande attention les implications constitutionnelles, sociales et humaines de cette réforme. Ils lui demandent d’user de toutes les prérogatives que lui confère la Constitution afin que leurs préoccupations soient pleinement prises en considération avant l’entrée en vigueur de la législation.

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La Platform Komin Sindikal sollicite ainsi une audience urgente auprès du chef de l’État et souhaite que celui-ci renvoie le projet de loi devant l’Assemblée nationale pour un nouvel examen. Elle affirme rester convaincue que le président accordera toute l’attention requise à ce dossier dont les conséquences, selon elle, toucheront les générations actuelles et futures de Mauriciens.

« Your Excellency occupies a unique constitutional office as the Head of State and the guardian of the Constitution. We therefore respectfully urge you to give the most careful consideration to the constitutional, social and human implications of these proposed measures and, to the fullest extent permitted by the Constitution, to exercise any powers vested in your office to ensure that these concerns receive the consideration they deserve before the legislation takes effect.

In light of the profound implications outlined above, we respectfully request your Excellency to withhold Presidential assent to the Bill pending a most urgent audience with a delegation of the Platform Komin Sindikal and to exercise any constitutional powers vested in your office to return the Bill to the National Assembly for reconsideration », concluent les syndicalistes.

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