L’éléphant de mer du Sud (Mirounga leonina), a été baptisé « Jackie », selon le ministère d’Agro-industrie. Observé pour la première fois le mardi 04 août, l’animal fait l’objet d’un suivi permanent de la part des autorités maritimes et environnementales, nous apprend-t-on.
Scientifiquement identifié comme un jeune mâle, Jackie appartient à la plus grande espèce de phoques au monde et figure sur la liste rouge de l’Union of Conservation of Nation (IUCN) parmi les espèces classées « vulnérables ». Originaires des eaux froides de l’Antarctique ces carnivores marins parcourent des milliers de kilomètres pour se nourrir de poissons et de calamars.
Les spécialistes se veulent rassurants : Jackie n’est ni échoué, ni blessé, ni malade. Il alterne simplement des phases de repos sur la côte et des sorties en mer, un comportement tout à fait naturel pour un individu en période de mue et de repos après une longue traversée. Dans un communiqué publié ce mardi 11 août, le ministère demande fermement à la population de garder ses distances et d’accorder à Jackie la tranquillité dont il a besoin. Il est formellement interdit de s’en approcher, de tenter de le nourrir ou de chercher à le repousser vers le lagon. Outre le stress et les blessures que ces interventions pourraient provoquer chez l’animal, les autorités rappellent qu’une morsure d’éléphant de mer présente de graves risques d’infections majeures pour l’homme.
En vertu de l’article 33(3)(b) de la Fisheries Act 2023, toute capture, harcèlement, nourrissage intentionnel ou mise en danger d’un mammifère marin, que ce soit sur terre ou en mer, constitue un délit grave. Les contrevenants s’exposent à des sanctions très lourdes : jusqu’à 25 millions de roupies d’amende et deux ans de prison ferme.
Le ministère confirme que Jackie sera laissé libre de séjourner sur le rivage le temps de sa mue et de son repos, avant qu’il ne reprenne la direction du large. En attendant son départ, la vigilance reste de mise pour garantir la sécurité du public et le bien-être de cet hôte.

