Le groupe Harel Mallac retrouve la rentabilité au premier semestre de cette année, enregistrant des bénéfices après impôts de Rs 5 millions pour les six mois clos au 30 juin. Une amélioration notable par rapport à la période correspondante de 2025, durant laquelle le groupe avait affiché des pertes après impôts de Rs 53 millions provenant des activités poursuivies.
Cette évolution intervient dans un contexte de progression du chiffre d’affaires et d’amélioration des performances de plusieurs segments opérationnels. Au cours du premier semestre, le groupe a généré un chiffre d’affaires de Rs 1,6 milliard, contre Rs 1,4 milliard pour les activités poursuivies au cours de la période correspondante de 2025, soit une hausse de 12,2%. Cette croissance a été soutenue par une amélioration de la performance de l’ensemble des segments opérationnels, avec une contribution particulièrement marquée des activités « Technology », « Equipment & Systems » et « Chemicals ». Si l’évolution du chiffre d’affaires a été globalement positive, les performances en matière de rentabilité sont toutefois restées contrastées selon les différents pôles d’activité.
La filière Chemicals, qui constitue le principal contributeur au chiffre d’affaires du groupe sur la période, a enregistré des revenus de Rs 889 millions, contre Rs 815 millions au cours du premier semestre de l’année dernière. Malgré cette progression, la rentabilité du segment s’est détériorée. La perte après impôts s’est ainsi creusée, passant de Rs 42 millions – lors de la période correspondante de l’année précédente – à Rs 62 millions au cours des six premiers mois de 2026.
Cette baisse de la rentabilité est principalement attribuable à une hausse des coûts opérationnels directs résultant des perturbations de la chaîne d’approvisionnement. Le segment a également subi les effets de l’augmentation des coûts du fret et des intrants, et ce, dans un contexte marqué par la persistance du conflit au Moyen-Orient. À ces facteurs s’est ajoutée une demande plus faible provenant de certaines industries locales en déclin, notamment le secteur textile.
La détérioration des résultats de ces activités s’est principalement concentrée sur le deuxième trimestre. Sur cette période, il a enregistré une perte après impôts de Rs 56 millions, pour un chiffre d’affaires de Rs 417 millions, contre Rs 419 millions au trimestre correspondant de 2025. Ainsi, malgré la hausse des revenus sur l’ensemble du semestre, les pressions sur les coûts et l’évolution de la demande ont pesé lourdement sur les résultats de cette activité.
À l’inverse, les opérations Equipment & Systems ont connu un redressement significatif. Son chiffre d’affaires progresse en effet, passant de Rs 400 millions à Rs 434 millions. Le segment est repassé dans le vert, affichant un bénéfice après impôts de Rs 7 millions, contre une perte après impôts de Rs 14 millions pour la période correspondante de l’exercice précédent. Cette amélioration reflète de meilleures performances de l’ensemble des entités composant ce segment. Chacune d’entre elles a enregistré une rentabilité supérieure à celle observée au cours du premier semestre 2025, contribuant ainsi au retour du pôle « Equipment & Systems » à la profitabilité.
La Technology a, lui aussi, poursuivi son amélioration, tant sur le marché local que dans la région. Son chiffre d’affaires passe de Rs 259 millions à Rs 403 millions. Cette croissance s’est accompagnée d’une nette amélioration de la rentabilité. La perte après impôts du segment a été ramenée à Rs 8 millions, contre Rs 56 millions au cours de la période correspondante de l’année précédente.
Dans l’ensemble, le retour du groupe à la profitabilité s’explique principalement par le redressement du segment Equipment & Systems et par la poursuite de l’amélioration des résultats de Technology. Ces progrès ont toutefois été en partie compensés par les pertes plus importantes enregistrées dans le segment « Chemicals ».
Pour la suite, Harel Mallac indique rester concentré sur le maintien d’une discipline financière, l’amélioration de son efficacité opérationnelle et le renforcement de la rentabilité de ses principaux segments d’activité. Le défi sera notamment de consolider les progrès enregistrés dans les activités revenues à la profitabilité, tout en faisant face aux pressions qui continuent d’affecter la performance du segment « Chemicals ».

