PREMIER ROMAN — Sortie de « La Roche qui pleure » : Bernard Cayeux invite à la préservation des îles et des îliens

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Paru il y a quelques semaines à compte d’auteur, le premier roman du militant-écologiste Bernard Cayeux, La Roche qui pleure, est « une invitation à la préservation des îles et des îliens » qui, selon l’auteur, « fondent une âme commune, essentielle à la sauvegarde du monde de demain ». En presque 400 pages, il raconte ainsi « l’histoire d’un occidental français qui décide de se retirer de ce monde qui le dérange ».

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« Il va sur une île, et là, il rencontre des gens, mais sans savoir pourquoi, il est de nouveau dérangé. Et c’est le début d’un éveil écologique : il commence à être sensible aux bêtes, à l’environnement et surtout à des personnes qu’il rencontre », explique l’auteur au Mauricien à l’occasion de la sortie du livre. Quant au fil rouge de toute cette histoire, « c’est la mainmise de certains pays sur les territoires océaniques », qu’il surnomme le « gangbang ». Ce qui veut dire « qu’ils arrivent et qu’ils pillent », dit-il. Bref, poursuit l’auteur, « c’est l’histoire de toutes les îles, dont celle de Maurice ».

Le roman embrasse ainsi une multitude de thèmes – dont la géopolitique, le rapport entre les hommes, les marchés… Le tout dans un rapport de forces asymétrique. Mais la question sécuritaire est aussi au cœur de cet ouvrage, puisqu’en de telles circonstances, « des centaines de défenseurs de l’environnement disparaissent chaque année ».

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L’auteur amène le lecteur presque dans un tour du monde… L’histoire se passe ainsi dans différents pays, différentes régions de la planète. Mais ce sont des lieux que l’auteur visite en imaginaire. « J’ai fait ces voyages dans ma tête », dit-il au Mauricien, en soulignant cependant que son père était « un grand voyageur » et que son fils semble lui avoir emboité le pas. C’est d’ailleurs une des forces de la littérature, fait-il ressortir, en évoquant Hergé.

L’écriture est dense, avec un vocabulaire riche. Le lecteur suit l’histoire dans ses moindres détails. Bernard Cayeux se nourrit de ses lectures et d’Internet. À travers son roman, il veut « ouvrir des questions », car « les gens ne se posent jamais de questions », observe-t-il.

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C’est en 2023 que Bernard Cayeux a écrit le premier jet de son roman, qui aura au total nécessité dix mois de travail pour pouvoir l’achever l’année suivante. En 2019, Bernard Cayeux a écrit Pensées et dépensées, dans lequel il proposait une série de réflexions sur diverses thématiques avec, pour objectif, de tenter « de resituer l’homme dans le temps et dans l’espace », sans fournir de réponses aux questions posées. La Roche qui pleure est déjà disponible dans les rayons.

 

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