Santé publique — Cancer Centre : 65 plaintes enregistrées depuis janvier

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Soixante infirmiers spécialisés attendus en vue de renforcer l’effectif et d’améliorer la qualité et la continuité des soins

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Pas moins de 65 plaintes ont été enregistrées au National Cancer Centre depuis janvier, dont 57 ont été résolues. Par ailleurs, face aux difficultés liées notamment au manque de personnel et à la charge de travail, le ministère de la Santé prévoit le recrutement de 60 infirmiers spécialisés afin de booster l’effectif et d’améliorer la qualité et la continuité des soins.
La situation au National Cancer Centre (NCC) a été évoquée à l’Assemblée nationale par Rubna Daureeawo, qui souhaitait notamment connaître le protocole régissant les rondes des infirmiers dans les salles, le nombre et la nature des plaintes reçues, ainsi que les mesures prises pour améliorer la prise en charge des patients, entre autres en matière de soins palliatifs. Le ministre de la Santé, Anil Bachoo, a ainsi d’abord expliqué que le protocole en vigueur au NCC prévoit des rondes régulières effectuées par le Charge Nurse dans le cadre d’une approche multidisciplinaire des soins.
Le Charge Nurse est notamment chargé de surveiller l’état des patients, d’assurer la coordination et la continuité des soins, et d’accompagner l’équipe médicale lors des visites médicales. Il doit également consigner les instructions des médecins et veiller à ce que le plan de soins prescrit soit correctement communiqué et mis en œuvre.
Selon les informations communiquées au ministre, 65 plaintes concernant le NCC ont été reçues depuis janvier dernier. Parmi elles, 57 ont déjà été réglées, tandis que huit font toujours l’objet de suivi. Ces plaintes portent sur plusieurs aspects du fonctionnement du centre, notamment les soins infirmiers et la communication, les services médicaux, les délais d’attente et l’accès aux prestations, les dossiers des patients, ainsi que les services de diagnostic, de laboratoire et de pharmacie. Des préoccupations ont également été exprimées concernant différents aspects administratifs et opérationnels.
Chaque plainte, assure le ministre, est enregistrée et transmise aux responsables concernés pour enquête et suivi. Lorsque cela s’avère nécessaire, les membres du personnel concernés se voient rappeler l’importance d’une communication efficace, respectueuse et empathique avec les patients et leurs proches.
Le ministre a toutefois reconnu que ces problèmes doivent être examinés dans le contexte plus large des difficultés de recrutement et de pénurie de personnel auxquelles fait face le secteur de la santé. « Staffing shortages, workload pressures » et la pression exercée sur le personnel disponible peuvent ainsi, selon lui, avoir un impact direct sur la réactivité des services, la communication avec les patients et, plus largement, sur la qualité des soins.

Renfort attendu

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Pour tenter de remédier au manque d’infirmiers, le ministère a négocié, à la suite de la signature d’un Memorandum of Understanding avec le Kauvery Hospital, le recrutement de 60 infirmiers spécialisés. Le groupe sera composé de 30 infirmiers ayant au moins trois années d’expérience et de 30 autres disposant d’au moins dix années de métier. Ces professionnels seront affectés à plusieurs secteurs critiques, notamment les soins intensifs et les unités de réanimation; les soins cardiaques; les soins infirmiers en oncologie; la dialyse; la néphrologie; le bloc opératoire; les urgences; et les soins traumatologiques.
L’Establishment Clearance a été obtenu le 3 août, permettant au ministère d’aller de l’avant avec le processus de recrutement. Une demande de Financial Clearance » avait été soumise le 30 juin et était toujours en attente.
Anil Bachoo affirme également que l’amélioration de la prise en charge au NCC ne se limitera pas au renforcement des effectifs. Le ministère entend en effet aussi améliorer les soins palliatifs destinés aux patients souffrant de maladies avancées et potentiellement mortelles. L’objectif : mieux répondre aux besoins physiques, émotionnels, psychosociaux et spirituels des patients, tout en veillant à leur dignité et à leur confort. Une meilleure gestion de la douleur et des autres symptômes, ainsi que le renforcement de la formation spécialisée et des ressources nécessaires, sont notamment envisagés.
Le ministère travaille également à l’amélioration des conditions de travail et à la rétention du personnel afin de réduire l’impact de l’absentéisme et du départ des professionnels de santé. Une attention particulière est aussi accordée à la disponibilité des médicaments essentiels et à l’amélioration de la communication avec les patients et leurs familles, notamment afin de limiter les déplacements hospitaliers évitables et de mieux informer les patients sur leur traitement et leur suivi.
Interrogé sur le contrôle du respect des protocoles et procédures au NCC, le ministre n’a pas fourni de détails précis sur le mécanisme de surveillance, mais a reconnu les difficultés rencontrées sur le terrain. Il a demandé de la patience, assurant que le ministère faisait « tout son possible » pour améliorer la situation. Mais Anil Bachoo a surtout annoncé qu’un renforcement des effectifs devrait intervenir dans un délai d’un à deux mois, ce qui, selon lui, devrait permettre d’assurer une meilleure prise en charge des patients du NCC.

 

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