Saisie des 155,7 kilos de zamal : La FCC s’intéresse de près au profil de Ricardo Brigitte

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L’ADSU Port-Louis arrête deux suspects, Mike Pattee (29 ans) et Winddy Emilien (44 ans), dans une affaire de drogue remontant à 2021

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Les autorités visent le réseau de l’Ouest, autrefois dirigé par le parrain Franklin

Recherché depuis les perquisitions de lundi, Ricardo Brigitte, un habitant de La-Gaulette, s’est finalement constitué prisonnier. Il a été interrogé Under Warning par les enquêteurs de la Financial Crimes Commission (FCC), en présence de son avocat, Me Robin Appaya.
La FCC s’intéresse de près au profil de Ricardo Brigitte.  La perquisition menée, lundi, à son domicile avait déjà permis aux enquêteurs de mettre la main sur un téléphone satellitaire et une Toyota C-HR. Ricardo Brigitte a été arrêté et placé en détention sous une accusation provisoire de blanchiment d’argent, notamment en lien avec l’acquisition de ce véhicule ainsi que d’un bien immobilier.
Lors de son interrogatoire, Ricardo Brigitte a indiqué travailler dans le secteur touristique. Il a également révélé être propriétaire de trois vedettes rapides, un élément qui retient particulièrement l’attention des enquêteurs compte tenu de la nature de l’enquête en cours.
Son nom apparaît également dans l’entourage de Ravindranath Chimajee, dit Kris, skipper et l’un des cinq suspects arrêtés par l’ADSU dans le cadre de la tentative d’introduction des 155,7 kilos de zamal, le 26 juillet dernier. D’ailleurs, Ricardo Brigitte et Ravindra Chimajee sont voisins à La-Gaulette.
Mais face aux questions des enquêteurs sur leurs éventuels liens, Ricardo Brigitte a soutenu que ses relations avec Kris Chimajee n’étaient pas bonnes.
La FCC cherche néanmoins à déterminer s’il faisait partie, directement ou indirectement, d’un réseau constitué de propriétaires de bateaux de plaisance et de skippers opérant dans le Sud-Ouest, susceptibles d’avoir joué un rôle dans l’importation de zamal.
L’enquête ne se limite désormais plus à l’opération maritime avortée. Les officiers remontent la piste de l’argent, des biens acquis et des moyens nautiques susceptibles d’avoir été utilisés ou financés dans le cadre de cette affaire.
La FCC avait également arrêté, lundi, Kerly L’Intelligent. Il est soupçonné d’avoir financé la construction de sa résidence avec des fonds jugés illicites. Les enquêteurs poursuivent leurs investigations en vue d’établir l’origine des fonds et de déterminer les éventuelles connexions financières entre les différents protagonistes.
De son côté, l’Anti Drug and Smuggling Unit (ADSU) du Port a arrêté Mike Pattee (29 ans) et Winddy Emilien (44 ans), cette semaine. Cela en lien avec un cas de trafic de drogue entre Maurice et La-Réunion en 2021. Ce sont des informations relayées par les autorités réunionnaises qui ont déclenché leur interpellation.
À l’époque, le duo est soupçonné de s’être rendu à île sœur pour récupérer une cargaison de drogue lorsque leur embarcation avait échoué à Bras-Panon, soit au même endroit où en juillet, les autorités réunionnaises ont saisi 155,7 kg de cannabis.
L’ADSU s’intéresse désormais à cette importation de drogue ratée de 2021 grâce aux récentes informations recueillies parmi les huit suspects réunionnais arrêtés dans l’affaire des 155,7 kg de zamal de juillet. Il semblerait que ce serait le même réseau qui aurait dû alimenter le duo à l’époque.
En 2021, St-Denis les avait expulsés par manque de preuve. Gregory Pattee et Winddy Emilien avaient prétendu que leur embarcation avait dérivé à la suite d’un problème mécanique lors d’une partie de pêche. Une fois à Maurice, ils avaient été inculpés pour Breach of Immigration Act, soit d’avoir quitté le territoire illégalement. Désormais, ils sont rattrapés par cette affaire de drogue trois ans plus tard. Au vu de nos renseignements, deux autres suspects sont recherchés par l’ADSU.
Gregory Pattee avait été arrêté par la FCC en mars 2023, considéré comme étant un membre du réseau Franklin. La commission avait saisi une voiture, soupçonnant qu’elle avait été acquise avec l’argent de provenance douteuse.
Le jeune homme, ancien réside Case-Noyale, était considéré comme l’homme de confiance du trafiquant de drogue Franklin. Winddy Emilien est issu de Chamarel. Avec ce cas, le dossier traité par la FCC et de l’ADSU de la Western Division sur les 155,7 kg de drogue, les autorités entendent démanteler ce présumé réseau de l’Ouest, qui autrefois était mené d’une main de fer par Franklin.

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L’ex-JM Véronique Leu-Govind entendue sur ses avoirs à la FCC

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La Financial Crimes Commission (FCC) a interrogé l’ex-Junior Minister aux Arts et à la Culture, Véronique Leu-Govind, sur ses avoirs et plus particulièrement l’acquisition du tout-terrain, GWM Tank 300. Selon les informations recueillies, ce véhicule, estimé à Rs 2,8 millions, a été acquis l’année dernière à travers une compagnie de Leasing. La parlementaire continue à régler sa mensualité.
Entre-temps, elle maintient ne rien savoir sur l’affaire de drogue de La-Réunion, ou des traces de cannabis retrouvés dans le véhicule, qui avait entraîné l’arrestation de son époux, Gulshan Govind.
Véronique Leu-Govind a été autorisée à partir à ce stade de l’investigation. Les enquêteurs doivent vérifier les éléments d’informations fournies dans son Statement. Elle sera fort probablement interrogée une nouvelle fois ultérieurement.

Me R. Mooroongapillay dénonce une tentative d’influencer G. Govind

Me Rouben Mooroongapillay, qui assure la défense de Gulshan Govind, allègue que des policiers auraient tenté d’influencer son client pour changer d’avocat. EIL fait ressortir que la semaine dernière, un officier aurait remis un téléphone au suspect pour qu’il contacte son épouse, Véronique Leu-Govind, afin qu’elle retienne les services d’un autre homme de loi, désigné sous les initiales « A.T. ».
Deux appels auraient ainsi été effectués, soit à 15 h 57 et ensuite à 16 h 23, effectué depuis un véhicule de police, en présence de deux autres témoins.
Les pressions se seraient poursuivies quelques jours plus tard. Le jeudi 3 septembre, Véronique Leu-Govind aurait accusé réception d’un message lui demandant d’appeler d’urgence un autre numéro, le 594….. N’ayant pas donné suite, elle aurait été ciblée par un second message et deux appels téléphoniques consécutifs. Le contenu du message était : « Mooroongapillay out, A.T. in. »
Me Mooroongapillay souhaite que Gulshan Govind soit conduit à l’Independent Police Complaints Commission (IPCC) pour loger sa plainte concernant cet incident.

 

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