US-AFRICA BUSINESS SUMMIT : Des chefs d’État et de GM attendus à Maurice en décembre

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Botswana, Mozambique et Côte d’Ivoire parmi les dirigeants annoncés, de même qu’une importante délégation américaine et des géants mondiaux

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Le 18e U.S.-Africa Business Summit réunira au Swami-Vivekananda Convention Centre (SVICC) des chefs d’État et de gouvernement (GM) africains, des ministres, de hauts responsables américains ainsi que les dirigeants de grandes multinationales des États-Unis et d’Afrique.

Florizelle Liser, présidente et Chief Executive Officer (CEO) du Corporate Council on Africa (CCA), a annoncé que le président du Botswana, Duma Boko, et les Premiers ministres du Mozambique, Daniel Chapo, et de Côte-d’Ivoire, Robert Beugré Mambé, ont confirmé leur participation. Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, sera également présent. L’édition 2025, organisée en Angola, avait réuni plus de 2 800 participants, dont 12 chefs d’État et de gouvernement africains, 41 ministres et plus de 400 hauts responsables américains et africains, avec plus de US$ 4 milliards de transactions annoncées.

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À Maurice, les organisateurs ambitionnent de faire au moins aussi bien. Aadil Ameer Meea, ministre de l’Industrie, des PME et des Coopératives, évoque environ 3 000 participants venus du monde entier, notamment des États-Unis et du continent africain. « Heads of State, ministers, CEOs, investors », mais également des représentants des PME ont accepté l’invitation à ce sommet, présenté par le CCA comme sa principale plateforme consacrée aux relations économiques entre les États-Unis et l’Afrique.

Florizelle Liser a, pour sa part, indiqué que des ministres de plus de 20 à 30 pays pourraient faire le déplacement. Elle indique que l’édition précédente avait accueilli des ministres provenant de 32 pays africains. Le sommet devrait aussi réunir des responsables des technologies et du numérique, du commerce, des affaires étrangères, de la santé et d’autres secteurs stratégiques.

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L’autre intérêt majeur sera la présence américaine. Selon Florizelle Liser, une forte délégation de responsables américains ou plus devrait faire le déplacement, représentant les principales agences impliquées dans le commerce et l’investissement avec l’Afrique.
Parmi les institutions susceptibles d’être représentées figurent le State Department, le Department of Commerce, la US International Development Finance Corporation, l’Export-Import Bank, la US Trade and Development Agency, le National Security Council et le Department of Energy. Les noms des responsables américains ne devraient toutefois être rendus publics que quelques semaines avant le sommet.

Le secteur privé américain sera fortement représenté. Florizelle Liser a cité plusieurs grands groupes qui seront présents, notamment Chevron, ExxonMobil, BP et Shell dans le secteur énergétique, ainsi que Pfizer, Merck, Abbott et Johnson & Johnson dans le domaine de la pharmaceutique. Dans les technologies de l’information, Amazon et Google ont été annoncés. D’autres grands groupes, notamment Visa et Coca-Cola, font partie du réseau du CCA.

L’objectif n’est cependant pas uniquement de réunir des personnalités. Le CCA veut transformer les quatre jours du sommet en opportunités concrètes d’investissement, de partenariats et de joint-ventures. Florizelle Liser insiste ainsi sur le rôle particulier de Maurice. Elle estime que le pays est déjà une passerelle pour les investissements américains vers l’Afrique et l’Inde. Les secteurs ciblés sont nombreux : services financiers, technologie et ICT, énergies renouvelables, économie bleue, industrie manufacturière, infrastructures et tourisme.

Pour le ministre Ameer Meea, l’enjeu est de renforcer cette position de Maurice comme plateforme permettant aux entreprises américaines d’accéder au marché africain. « Africa represents a market of 1,4 billion people », dit-il, en mettant en avant les atouts mauriciens, notamment son secteur financier, le cadre juridique et le réseau de conventions fiscales.

Le ministre des Affaires étrangères, Ritesh Ramful, est revenu sur la nécessité de faire du sommet un catalyseur pour les entreprises mauriciennes. Des rencontres B2B doivent être organisées avec les investisseurs américains dans différents secteurs.
Le programme officiel prévoit notamment des discussions sur l’économie bleue, les chaînes de valeur agroalimentaires, l’énergie, la santé, le numérique, le tourisme, le financement des entreprises et les investissements à travers Maurice.

Au-delà des contrats et des investissements, la présence annoncée de chefs d’État et de gouvernement confère au sommet une portée diplomatique particulière. Maurice deviendra durant quatre jours un point de rencontre entre les décideurs politiques africains, les responsables américains et les dirigeants des plus grandes entreprises internationales.

Le CCA présente d’ailleurs Maurice comme un point stratégique à la croisée de l’Afrique et de l’Asie, et comme une plateforme destinée à approfondir les relations commerciales et d’investissement entre les États-Unis et le continent africain.

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