Intervenant lors des débats sur le Criminal Justice (Offenders Assisting Investigations and Prosecutions) Bill, le ministre du Logement, Shakeel Mohamed s’est prononcé en faveur de cette nouvelle législation. S’appuyant sur son expérience passée d’avocat confronté à l’impuissance des autorités face aux réseaux de trafic de drogue, le ministre du Logement et des Terres s’est appesanti sur l’urgence absolue de doter le pays d’un tel arsenal juridique.
D’emblée, Shakeel Mohamed a souligné que malgré les réserves timides exprimées par le leader de l’opposition, Chetan Baboolall, et les échos de la dernière conférence de presse d’un dirigeant du Fron Militan Progresis (FMP), un large consensus se dégage au Parlement : la nécessité d’introduire cette législation fait l’unanimité.
« Concentrons-nous sur ce qui nous unit, non sur ce qui nous divise. Le principe est le plus important. Le reste n’est que détail », a-t-il déclaré, balayant les critiques relatives à la forme et au processus d’élaboration du texte.
En vue de dissiper les craintes quant aux dérives potentielles de ces accords avec les repentis, le député a cité les garde-fous rigoureux introduits par le projet de loi à travers six clauses fondamentales.
Illustrant son propos par un cas concret issu de sa pratique au barreau, Shakeel Mohamed a indiqué qu’en l’absence d’un tel cadre, la lutte contre les barons de la drogue relevait d’un parcours du combattant.
Il a relaté l’histoire d’un client arrêté en possession de méthamphétamine — « la drogue des riches » — qui était prêt à dénoncer ses fournisseurs, les circuits d’acheminement, les sources de financement, ainsi que les lieux de stockage et de conditionnement. Détenu en attendant son procès, cet homme suppliait les autorités de venir recueillir ses aveux tout en lui garantissant une protection contre ses codétenus et complices potentiels.
Malgré des correspondances formelles adressées à la police et aux hauts gradés de l’ADSU, personne ne s’est jamais déplacé. Face au silence des enquêteurs, une démarche en justice a été initiée.
« L’officier enquêteur principal ne s’est présenté ni à la première, ni à la deuxième, ni à la troisième convocation de la cour. Il a fallu brandir la menace d’un mandat d’arrêt pour qu’il daigne comparaître, pour simplement déclarer Je ne sais pas, invoquant une dénégation plausible », a fustigé l’intervenant.
Sans ce projet de loi, a-t-il déploré, ce type d’information stratégique continuera à se perdre, laissant les réseaux criminels prospérer en toute impunité.
En guise de conclusion, Shakeel Mohamed a salué l’initiative du Premier ministre, de l’Attorney General et des équipes de rédaction pour avoir concrétisé cette avancée majeure. Évoquant les impératifs de justice et de sécurité publique, il a fait ressortir que refuser les outils modernes de lutte contre le crime organisé équivaudrait à tourner le dos aux victimes et à la vérité.

