Trois employées de la Rose-Hill Transport (RHT) ont entamé une grève de la faim depuis hier, samedi 6 mars, à l’église Notre-Dame de Lourdes, à Rose-Hill.

Ces trois employées, âgées de 43 ans, 25 ans et 46 ans, revendiquent de meilleures conditions de travail. Elles dénoncent également une affaire de harcèlement sexuel allégué au sein de la RHT.

Une des grèvistes, Joyce Anthony, qui travaille à la RHT depuis 11 ans, lance un appel au ministre du Transport, Alan Ganoo, et au ministre du Travail, Soodesh Callichurn, pour qu’ils s’intéressent de leurs conditions de travail, qu’elle juge insatisfaisantes.

Elle souhaite aussi attiré l’attention de la ministre de la Femme, Kalpana Koonjoo Shah, sur le cas de harcèlement sexuel allégué.

Olivier Barbe, conseiller du Parti mauricien sociale-démocrate (PMSD), qui a rendu visite aux grèvistes hier, trouve « inacceptable » une telle situation, surtout à la veille de la Journée internationale de la Femme.

L’Union of Bus Industry Workers (UBIW) s’est rassemblée, le mercredi 3 mars, devant le garage de la compagnie, à Rose-Hill, pour dénoncer des « abus ». « La situation est grave », a soutenu le syndicaliste Ashok Subron.

Il a expliqué qu’un cas de harcèlement sexuel allégué a été rapporté, depuis l’année dernière, par une receveuse. Cette dernière s’est retrouvée, par la suite, licenciée après être passée devant un board disciplinaire.

Le négociateur considère cette affaire comme un « cover-up » au sein de cette compagnie privée. « Kan li pa’nn aksepte larzan, inn met bann sarz ek inn met li deor », a relevé Ashok Subron.

L’UBIW souhaite aussi attirer l’attention des autorités concernées, et réclame une enquête du ministère du Travail.