Abolition de l’esclavage : Pèlerinage annuel des rastafaris annoncé pour le lundi 1er février

L’Association socioculturelle rastafari (ASCR) organisera, le 1er février, une marche du village du Morne à Trou-Chenille. Il s’agira en fait d’un pèlerinage qui culminera par une session de prière, appelée “Nayabinghi”. L’ASCR entend ainsi rendre hommage aux ancêtres et prier pour la paix et l’unité à Maurice. Les citoyens de toutes confessions sont invités à rejoindre la communauté à cette occasion.

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Pour marquer le 186e anniversaire de l’Abolition de l’esclavage, l’ASCR organisera un pèlerinage, le lundi 1er février. Cet événement annuel se veut être une commémoration de la souffrance des ancêtres et un moment de partage. « C’est un devoir de mémoire que nous faisons chaque année, pour nos ancêtres, qui se sont jetés de la montagne pour la liberté. Malheureusement, aujourd’hui, leurs descendants sont devenus des esclaves modernes. Ce pèlerinage sera marqué par un temps de prière et de partage pour nous libérer », dit Michael Toocaram, secrétaire de l’association.

Il invite les Mauriciens, indépendamment de leur appartenance religieuse, à les rejoindre pour ce moment de partage. « J’invite ceux qui sont dans une impasse culturelle à venir découvrir le rastafarisme. Nous allons aussi prier pour l’unité et la paix dans le pays, surtout après tout ce que nous avons entendu ces derniers temps. »

De son côté, Julien Christine, président de l’ASCR, insiste sur la reconnaissance de l’histoire et la contribution des esclaves. « 186 ans après, nous sommes toujours dans la souffrance. Certains veulent effacer notre histoire. Mais un pays, qui n’a pas d’histoire, est comme un arbre sans racines. » Il a aussi plaidé pour que les jeunes de la communauté aient des opportunités et a invité des autorités, comme les ministères des Sports et des Arts, « à leur donner leurs chances ».

L’association déplore que sa demande pour des aménagements sanitaires, à Trou-Chenille, auprès du Morne Heritage Fund, soit restée « lettre morte depuis deux ans ». De même, elle avait écrit à différentes instances afin que la décapitation de Ratsitatane soit également commémorée, le 1er février. Là non plus, aucune réponse n’a été obtenue. Concernant le pèlerinage du 1er février, deux autobus ont été mis à disposition à la gare de Curepipe et devant l’église de Cassis. Ceux intéressés peuvent se renseigner à ce sujet sur le 59865442.

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