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Le projet METISS (MEIting poT Indianoceanic Submarine System) deviendra bientôt une réalité. En effet, les travaux nécessaires à sa mise en opération ont été complétés la semaine dernière à Maurice et dans les îles avoisinantes, notamment à La Réunion et à Madagascar. L’installation est toujours en cours en Afrique du Sud.

Pas moins de 24 fois plus puissant que les câbles actuels, le câble sous-marin METISS ouvrira une nouvelle autoroute numérique vers les réseaux internationaux qui remontent au large vers l’Afrique. « Avec la crise sanitaire provoquée par la COVID-19, le télétravail est durablement entré dans nos habitudes, ce qui a une incidence significative sur notre utilisation d’Internet. Ce câble, beaucoup plus puissant que ceux que nous avons actuellement, arrive donc à un moment clé, où l’importance des réseaux très haut débit n’est plus à prouver. En tant qu’opérateur, nous aurons davantage de capacités pour créer les conditions favorables afin d’accompagner le développement économique et social du pays. L’arrivée de METISS est un atout considérable pour le pays en termes de connectivité et de compétitivité pour ses industries. Le câble sous-marin sera aussi un accès alternatif aidant à connecter Maurice au reste du monde », expliquent Teddy Bhullar, CEO d’Emtel, et Kresh Goomany, CEO Designate d’Emtel.

Ce projet d’envergure est porté par un consortium international composé de six opérateurs, soit Emtel et le CEB FiberNet de Maurice, Canal+, SFR Réunion et Zeop de La Réunion, et Telma, de Madagascar. Long de 3 000 kilomètres, METISS reliera les trois îles à la haute bande passante internationale en Afrique du Sud, participant ainsi à démocratiser l’accès à l’Internet pour les populations. La mise en service de cette infrastructure dans les mois à venir sera l’aboutissement de plus de cinq ans d’études pour comprendre les fonds marins et pour choisir les partenaires techniques pour la fabrication du câble à Calais, dans le nord de la France.

C’est en janvier dernier qu’il a été chargé à bord du Teliri, navire italien spécialisé dans ce type d’opération. Cependant, la pandémie a joué au trouble-fête en retardant les travaux. Ce n’est ainsi qu’en avril qu’il a pu prendre le large et mettre le cap sur l’océan Indien.