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Affiliée à plusieurs universités publiques de la Malaisie, la Malaysian Consortium for Education Mauritius (MCEM) a signé un accord virtuel avec l’Universiti Teknologi MARA (UITM). Désormais, grâce à cet accord, la MCEM élargit son offre et donne la chance aux détenteurs d’un School Certificate de poursuivre des cours menant à un diplôme. Les cours débuteront l’année prochaine.

« C’est une université malaisienne considérée comme l’une des plus grandes du pays. C’est une collaboration pour des programmes d’undergraduate et de postgraduate », explique le CEO de MCEM, Hansraj Ramsoondur. Les programmes qui seront offerts, selon lui, « sont plus dans l’optique de diplômes ». Pour lui, si un élève a terminé sa scolarité au School Certificate et ne veut pas continuer ses études, il peut se diriger vers les diplômes qui seront offerts grâce à cette collaboration. Des diplômes de deux ans qui pourront, par la suite, aboutir à un diplôme de trois ans.

« Ce sont des cours qui s’adressent à des marchés niches. Nous n’avons pas encore établi nos programmes mais nous savons que nous irons dans des secteurs très demandés selon la recherche qu’on fera avec l’étude de marché », a-t-il dit. Une fois ses études terminées, il a assuré que l’étudiant aura son diplôme de l’UITM. Les cours seront dispensés à Quatre Bornes. La différence avec les cours de l’UITM, selon lui, c’est que l’étudiant aura la possibilité de suivre un semestre en Malaisie.

« Nous proposons un échange pour avoir les connaissances et les compétences. Notre système de qualité est basé principalement sur celui de l’université », a-t-il fait ressortir. Si l’étudiant souhaite apprendre durant un semestre en Malaisie, il devra payer son ticket d’avion et son logement.

Les discussions entre la MCEM et l’UITM ont pris près d’un an. Deux personnes de la MCEM étaient parties en Malaisie pour discuter d’une collaboration qui s’est concrétisée en décembre de l’année dernière. Le vice-chancelier de l’UITM était attendu au mois de mars de cette année, mais à cause du confinement, il n’a pu le faire. Les chargés de cours, selon Hansraj Ramsoondur, ont de l’expérience dans leur domaine. Il assure toutefois que les étudiants ont un emploi après leurs études.

La MCEM est affiliée à plusieurs universités publiques et privées de la Malaisie. Selon Hansraj Ramsoondur, la MCEM est la seule institution locale à avoir un accord avec des universités publiques de la Malaisie. La MCEM est présente à Maurice depuis 2013 et offre des programmes décernés par ces universités malaisiennes. Il a aussi fait ressortir que les programmes sont accrédités par la Higher Education Commission. L’institution compte aussi des étudiants africains.

Parlant des programmes offerts par MCEM, il a avancé que ces programmes sont en demande. « Nous offrons des cours de professionnalisation », a-t-il précisé. Avant qu’un cours ne soit offert, selon lui, une étude de marché est faite pour déterminer les besoins dans les industries.

Par ailleurs, répondant à une question sur l’adaptation de l’école à la suite de la COVID-19, il a souligné que la pandémie « a forcé l’école à s’adapter ». À ce sujet, il a fait ressortir que beaucoup de cours « ont été basculés en ligne avec un soutien des chargés de cours à travers, entre autres, des “newsletters”, des groupes sur réseaux sociaux ». Et d’ajouter que des chargés de cours ont été formés dans le “blended learning” et qu’une formation d’une université malaisienne a été accordée à ces derniers. Une autre formation pour les chargés de cours en ingénierie sera bientôt offerte.