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Accouchement de la petite Emilie Quirin : « clear and serious evidence of malpractice »

– En attendant une décision du Medical Council, la Santé suspend un gynécologue et procède au transfert  d’une généraliste

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– Le NMSC recommande que dorénavant, les spécialistes de garde soient sur place dans les hôpitaux

Les conclusions du National Medical Standing Committee (NMSC) concernant les cas de négligence médicale dans les hôpitaux de Rose-Belle et de Pamplemousses sont connues. Du moins, par le ministère de la Santé qui a, vendredi dernier, déposé un brief du rapport concernant le bébé Quirin, à la librairie de l’Assemblée nationale. Et les sanctions sont tombées avec effet immédiat le vendredi 9 juillet. Un gynécologue a été suspendu. C’est ce qu’a décidé le ministère de la Santé à la lumière des conclusions de l’enquête préliminaire du NMSC qui a conclu que « there were clear and serious incidents of malpractice on the part of Dr A.C.E., Specialist Obstetrics and Gynaecology, in the management of the case on 5th february 2o20 », jour de l’accouchement de la petite Emilie – déclarée non-viable avant sa naissance, morte à l’accouchement et retrouvée vivante une heure après – en février dernier à l’hôpital de Rose-Belle. Le NMSC poursuit que « in so far as Dr B.F.J., Medical and Health Officer, is concerned, the Committee take less severe view, but insists that she ought to have shown more diligence and compassion on that day. » D’où la décision de la Santé de tranférer la doctoresse dans une autre unité.

Pour ce qui est du bébé Ram, survenu en avril dernier, où la tête du l’enfant avait été séparée de son corps, aucune sanction n’a jusqu’ici été prise. Selon nos informations, le NMSC a recommandé la présence sur place de tous les spécialistes de garde dans les hôpitaux. Dans les deux cas, qu’il s’agisse du bébé Ram ou du bébé Quirin, il reviendra au Medical Council (MC) de statuer après enquête. Les membres du MC qui doivent se rencontrer prochainement devront se concerter sur ces deux cas avant de prendre une décision.

Virginie Quirin : « Si on punit un médecin pour moi, mais que cela ne change pas pour les autres, ça vaut pas la peine »

La maman de la petite Emilie Quirin, Virginie, salue la décision du ministère de la Santé d’interdire de fonction le gynécologue qui avait procédé à son accouchement, en attendant une décision finale du Medical Council. Son mari Pascal et elle avaient été convoqués au ministère de la Santé où ils ont été mis au courant d’un résumé des conclusions du rapport qu’ils n’ont toutefois pas vu. Au-delà de son soulagement,Virginie Quirin pense aux autres parents qui ont vécu un drame similaire sans obtenir justice. Dans son cas également, l’enquête se poursuit, fait-elle ressortir. « D’un côté, je suis soulagée qu’on ait pris en compte ma plainte, mais de l’autre, j’attends que les procédures changent à l’hôpital car si on punit un médecin pour moi, mais que cela ne change pas pour les autres, ça vaut pas la peine », dit-elle. Pour Virginie Quirin relevant de deux mois à peine de son drame à l’hôpital de Rose-Belle, une autre famille, les Antoine, a vécu un véritable cauchemar avec pour conséquence la perte de leurs triplés. « Il faut que les procédures changent pour que ceux qui viennent après moi n’aient pas la même expérience. C’est surtout pour cela que je me bats », dit-elle.

Vicky Ram : « Je suis dans le flou »

Vicky Ram, le père de la petite Pristhee, déclarée morte-née à sa naissance le 12 avril dernier, se dit lui dans le flou. Si le NMSC a déposé les conclusions de son rapport au ministère de la Santé dans ce cas également, lui et sa femme n’ont pas été informés de quoi que ce soit. C’est à travers la presse que le couple a appris que dans le cas de la petite Pristhee, aucune sanction n’a jusqu’ci été prise. « Jamais personne pann téléphone nou. Couma dir case la inn fini mort parey couma nou zenfant », dit Vicky Ram. Il confie: « Mo madam ek moi nou pa pe trouve oken lalimière. Nou pa pe laguerre pou nou, nou pe rod la justice pou nou zenfan. Li bien difficile pou viv. Fini arrive trois mois, li pas facile pou nou », dit-il.

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