Lorsque nous l’avons laissé en 2019, c’est un Ahmed Marzooq heureux qui promettait d’accueillir tout l’océan Indien en 2023 pour la onzième édition des JIOI après avoir récupéré le drapeau des mains du Seychellois Antonio Gopal, président du Conseil international des Jeux (Cij). Un peu plus d’un an plus tard, le coronavirus ayant bouleversé l’ordre économique mondial, l’heure est aux questions. Le secrétaire général tente de répondre aux nôtres.

Ahmed Marzooq, comment les Maldives vivent-elles la pandémie de Covid-19 qui sévit actuellement ?

Difficilement je dirai. Il faut voir quel impact économique la pandémie aura sur notre pays. Mais le nombre de personnes infectées augmente d’une manière assez rapide.

Vous parlez d’impact économique. Est-ce à dire que les projets que vous aviez mentionnés auparavant ne vont pas aboutir ?

Nous avions parlé d’une piscine olympique. Elle est en construction. Nous avons déjà la piste synthétique pour l’athlétisme. On voit avec le gouvernement comment ils pourront nous aider

pour l’organisation des Jeux.

Il se passe que la réunion du Cij, qui devait se tenir en février dernier, a été repoussée. Pour quand ?

En effet, le Cij devait se rencontrer au mois de mars. Mais il y a eu les premiers cas de coronavirus et nous sommes entrés en confinement. Actuellement, nous sommes en négociation avec les membres du Cij pour une réunion en ligne afin de pouvoir discuter et prendre les premières décisions.

La pandémie de Covid-19 a quelque peu freiné l’élan que vous aviez pris…

Oui. Cela pourrait nous forcer à demander un délai et repousser les Jeux à 2024. Il y a forcément des choses à régler avant la réunion du Cij.

Mais avant d’en arriver là, où en sont les préparatifs aux Maldives ? Y a-t-il eu des nominations à ce stade ?

Oui. Nous avons déjà nommé un comité organisateur. Nous attendions d’avoir la réunion avec le Cij pour faire valider les noms. Mais il y a eu la pandémie.

À trois ans des Jeux, peut-on savoir quelles seront les disciplines qui seront représentées aux Maldives ?

On devrait voir des athlètes dans douze disciplines. Ce sont des disciplines étroitement liées aux Jeux. On retrouvera ainsi le football, le volley-ball, le basket-ball, le cyclisme, le badminton, le tennis, l’athlétisme, la natation, le tennis de table, le handball, la voile et le surf.

La boxe et l’haltérophilie n’en font pas partie, selon la liste que vous avez citée…

Non. Mais nous essaierons de les intégrer. Il nous faut trouver des fonds et les infrastructures pour. Ce n’est pas une promesse, mais nous essaierons d’intégrer la boxe et l’haltérophilie au programme des Jeux.

La liste définitive n’est donc pas encore actée…

Non. C’est vraiment trop tôt pour cela. D’ailleurs, nous avons plusieurs rencontres avec le gouvernement des Maldives pour décider de la marche à suivre.