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Après la grogne de certains dirigeants sportifs, c’est au tour des propriétaires des petits gymnases de quartier de monter au créneau. Ces derniers ont même adressé une lettre ouverte au ministère de la Santé pour réclamer la réouverture de leurs locaux. Cela, en prenant en compte le contexte suivant de la deuxième phase du déconfinement.

Tout en disant comprendre la situation actuelle liée à la Covid-19, les propriétaires tirent la sonnette d’alarme afin, disent-il, d’éviter une situation chaotique pour ces petits gymnases de quartier. Une réouverture est donc souhaitée au plus vite d’autant, indique-t-on, qu’aucune distanciation physique n’est requise dans les autobus. Idem pour l’affluence dans les centres commerciaux et autres « petits bazars » de villages, contrairement aux restrictions imposées aux gymnases et qualifiées « d’injustifiables ». On se demande aussi comment les salons de coiffures et d’esthétique peuvent travailler, mais pas les gymnases où les jeunes se maintiennent en forme et en bonne santé.

Dans ces conditions, les petits gymnases de quartier réclament une rencontre urgente avec le ministère de la Santé. Cela, afin de leur permettre de recommencer à fonctionner avec 8 personnes par séance sur une superficie de 300m carrés, tout en respectant le protocole sanitaire en vigueur. Au cas contraire, c’est une mort lente qui leur sera destinée, avance-t-on. « Nous avons même soumis une demande formelle pour nous permettre d’opérer avec huit membres par heure, avec vestiaire fermé, prise de température à l’entrée et désinfectants à la disposition des membres », fait-on remarquer. Sauf, ajoute-t-on, qu’aucune attention n’a été accordée à cette demande.

Les propriétaires de petits gymnases ont mis beaucoup d’accent sur les bienfaits des exercices physiques sur la santé, tout en précisant que le découragement a commencé à gagner certains. L’éventualité d’une grève de la faim est même évoquée dans la lettre, face à cette situation que certains qualifient de « deux poids, deux mesures » d’où cette plaidoirie : « Nous faisons un pressant appel au gouvernement de revoir sa politique envers les gymnases. »