Suite à la signature du Variation of Collective Agreement entre les employés d’Air Mauritius et la direction, le négociateur Ivor Tan Yan a lancé un appel au gouvernement, actionnaire principal de MK : ne plus procéder à de licenciements.

« Les travailleurs d’Air Mauritius ont assez fait de sacrifices », a-t-il soutenu face à la presse ce vendredi 17 juillet, lors d’une rencontre entre plusieurs syndicats, dont Mauritius Airline Pilot Association, Air Mauritius Staff Association et Air Mauritius Technical Services Staff Union.

Ce rassemblement intervient après la signature du Variation of Collective Agreement, visant à faire face aux difficultés financières rencontrées par la compagnie nationale d’aviation.

« Dans le Covid-19 Act, les employés ne sont plus protégés mais exposés. Au départ, l’administrateur avait demandé une réduction des salaires par 50%. Aujourd’hui, les employés ont accepté une baisse d’environ 33% de leur salaire », a relevé Ivor Tan Yan.

« Les travailleurs ont fait le maximum de sacrifices. Il revient désormais au gouvernement d’assumer la responsabilité des coûts que la compagnie ne peut assumer », a-t-il ajouté.

Pour le négociateur syndical, les travailleurs ne peuvent payer les conséquences du « business plan » du gouvernement, mis en place et pratiqué ces dernières années.

Ivor Tan Yan soutient que si d’autres licenciements interviennent, tous les syndicats devront se réunir autour d’une seule plate-forme. « Nous chercherons des solutions ‘win-win’ pour les employeurs et les actionnaires », a-t-il affirmé.

Pour Patrick Lile, de la Mauritian Airline Pilots Association, la signature collective sert à sauver le maximum d’emplois et permettre à l’administrateur de poursuivre sa mission, qui est de sauver Air Mauritius dans les plus bref délais.