La pression exercée par le président de la FIFA, Gianni Infantino (à gauche), a conduit au à l’élection du Sud-Africain Patrice Motsepe

Après les remous autour de la suspension de l’ancien président de la Confédération africaine de football (CAF), le Malgache Ahmad Ahmad, une nouvelle ère a debuté depuis le 12 mars, lors de la 43e Assemblée générale élective de la CAF au Maroc. C’est le Sud-Africain Patrice Motsepe qui devient la septième personne à prendre les commandes de l’institution africaine, et cela, sans opposition.

Si en novembre dernier cinq candidats, l’ancien président Ahmad Ahmad, Jacques Anouma, Augustin Senghor, Patrice Motsepe et Ahmed Yahya, souhaitaient s’octroyer le poste de n°1 de la CAF, qui est hautement politique, c’est finalement Patrice Motsepe qui l’a emporté. Le résultat a été une formalité pour le Sud-Africain, en partie grâce à l’apport du président de la FIFA, Gianni Infantino, car celui-ci souhaitait avoir une personne qui ne faisait pas partie de l’ancien régime dirigé par Ahmad Ahmad, afin d’attirer de nouveaux sponsors et donner une meilleure image de la CAF après les incidents du passé.

À 59 ans, Patrice Motsepe, qui est également à la tête du club Sud-Africain Mamelodi Sundowns, souhaiterait mener le football africain vers les sommets. « Le visage du football africain ne sera plus jamais le même et je suis très enthousiaste. Il est urgent de produire des résultats. Nous devons nous assurer que le football africain n’est pas seulement compétitif, mais est aussi une réussite mondiale », déclare le Sud-Africain.
« L’urgence est grande et nous le savons tous. Nous devons réduire la distance entre les membres et la CAF. Nous comprenons clairement ce qui doit être fait. Parfois, nous trouvons des mots fantaisistes pour décrire ce qui doit être fait, mais le plus important est la mise en œuvre », fait ressortir le nouveau président de la CAF.

En ce qu’il s’agit de la croissance du football africain, pour Patrice Motsepe, il s’agira de voir les équipes nationales africaines dominer les compétitions mondiales seniors. « Il faut aussi parler des résultats sur le terrain. Le monde ne nous respectera que lorsque nos équipes nationales pourront concourir sur la scène mondiale et réussir », estime-t-il.