Reuters

Des spectateurs seront autorisés à assister, le long du parcours, au relais de la flamme olympique au Japon à partir de fin mars, mais cris et acclamations seront interdits, ont annoncé jeudi les organisateurs des Jeux olympiques de Tokyo.

Le relais de la flamme avait été annulé quelques jours avant son lancement l’année dernière, quand le Japon et les responsables olympiques avaient pris la décision sans précédent de reporter d’un an les JO-2020 en raison de la pandémie.

Malgré les inquiétudes persistantes pour les Jeux reprogrammés cet été (23 juillet-8 août), les organisateurs affirment que l’événement pourra avoir lieu et que le relais de la flamme sera lancé comme prévu le 25 mars.

Cependant, « la situation sanitaire va varier d’une région à l’autre, nous devons en tenir compte et il sera très important d’avoir une approche méticuleuse », a prévenu la présidente du comité d’organisation Tokyo-2020, Seiko Hashimoto, en ajoutant: « Nous voulons connecter le pays tout entier sous le concept du relais de la flamme: +L’espoir éclaire notre chemin+ ».

Elle a espéré qu’une décision sur le nombre de spectateurs autorisés à entrer dans les stades serait prise à peu près au moment où le relais de la flamme commencerait. Les organisateurs avaient précédemment évoqué « le printemps ».

« Je pense que nous devons avoir une indication sur la façon dont les choses se passeront au moment où le relais de la flamme commencera », a indiqué Mme Hashimoto.

Le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, a déclaré mercredi qu’une décision sur la présence de spectateurs étrangers pourrait être prise en avril ou début mai.

– Sur réservation –

Le relais partira d’un site symbolique à Fukushima, soulignant le rôle des Jeux de Tokyo comme « Jeux olympiques de la reconstruction », dix ans après le séisme, le tsunami et la catastrophe nucléaire de 2011 dans l’est du Japon.

Mais le relais sera un événement beaucoup plus sobre que d’habitude.

Les spectateurs seront autorisés à regarder passer la flamme, mais ils devront porter des masques, éviter la foule et n’assister qu’à certains segments du relais près de chez eux.

« Ils doivent soutenir par des applaudissements ou en utilisant des choses distribuées plutôt qu’en criant ou en acclamant (…) Des segments du relais seront suspendus s’il y a un risque d’encombrement », ont prévenu les organisateurs.

La présence sur certains points du parcours se fera uniquement sur réservation et les informations concernant les porteurs de la flamme ne seront communiquées qu’à la dernière minute, ont-ils encore précisé.

« Nous n’essayons pas de décourager les gens », mais il faut « éviter les zones encombrées », a déclaré Teruhiko Okada, directeur exécutif du bureau du relais de la flamme.

– Dossier médical –

Les relayeurs pourront courir sans masque à condition de garder une distance suffisante par rapport aux autres. Les porteurs de la flamme et le personnel participant au relais devront compiler un dossier médical précis dans les deux semaines précédant leur participation et sont priés d’éviter les activités à risque, notamment de manger au restaurant ou d’aller dans des endroits bondés.

Mais les organisateurs affirment que le relais ne sera pas automatiquement arrêté si un coureur qui a participé, est ensuite testé positif. La « politique de base » sera de continuer, à moins qu’il n’y ait un large « cluster », ou foyer.

Environ 300 participants étrangers devaient se joindre au relais l’année dernière, mais les organisateurs ont déclaré qu’il leur serait « très difficile » de venir cette année. Les frontières du Japon sont fermées à presque tous les étrangers dans le cadre des mesures sanitaires.

Certaines régions du Japon sont actuellement sous le coup d’un état d’urgence qui doit être levé d’ici le 7 mars. Mais les directives avertissent que des segments du relais pourraient être suspendus si l’état d’urgence est réimposé dans des zones où la flamme olympique doit passer.

Le relais doit passer par les 47 départements du Japon, mais certains y sont opposés. Tatsuya Maruyama, gouverneur du département peu peuplé de Shimane (ouest du Japon), a averti qu’il pourrait annuler l’événement si la situation du coronavirus ne s’améliore pas, selon des médias locaux.