Photo illustration

Plus de 12 jours après la demande d’un droit de réponse que l’Église catholique a adressée à la MBC au sujet d’un reportage sur les squatteurs diffusé en “prime time” le 3 juin et dans lequel des intervenants interpellent directement « legliz ek tabisman » sur la question du logement, la station de télévision nationale a répondu, qu’après un avis légal, elle « considère que le reportage en question ne nécessite aucun droit de réponse », comme le suggère le demandeur.

Pour rappel, ce reportage dont certains éléments ont provoqué le mécontentement au sein de l’Église catholique a été diffusé lors du JT de 19h30 le 3 juin, soit à la veille de la présentation du budget national par le ministre des Finances, Renganaden Padayachy. Et lors d’une visite aux squatteurs de Riambel dimanche dernier, le cardinal Piat s’est insurgé contre le silence de la MBC à cette demande de droit de réponse envoyée depuis le 4 juin.
Selon nos informations, la MBC aurait fait parvenir sa réponse à l’Église au début de la semaine écoulée, soit après cette sortie de l’évêque de Port-Louis. La MBC a répondu à l’Église que sa demande a été « examinée avec attention » et vu qu’elle fonctionne dans un cadre légal, elle a « recherché un avis légal » avant de faire connaître sa décision. En se basant sur l’avis obtenu, la MBC est parvenue à la conclusion que le reportage en question a été diffusé « in all fairness » et qu’il n’y a donc pas lieu, selon elle, d’accorder un droit de réponse.

Toujours, selon les informations obtenues, la MBC a rassuré l’Église catholique que cela n’a jamais été son intention « de porter atteinte à l’honneur, ni à la réputation ou même à la bonne volonté de l’Église », et non plus à celles de la communauté catholique.
Ce refus de la MBC a consterné les responsables de l’Église catholique, qui n’écarterait pas la possibilité d’un recours à d’autres actions pour faire respecter le principe de droit de réponse. Le père Jean-Maurice Labour qui avait envoyé cette demande de droit de réponse a confirmé au Mauricien la réponse négative obtenue et a indiqué l’intention de l’Église catholique pourrait se tourner d’abord vers un avis légal en fonction de cette prochaine démarche.