L’avenir du tourisme et d’Air Mauritius interpelle le Rassemblement national. Des inquiétudes qui s’amplifient avec la nomination du protégé Arian à la tête d’un « mega merger » au budget conséquent, pour le moins dire.

« Ne va t-on pas se retrouver avec un autre déficit chronique lié au management (de MK), qui n’est pas à la hauteur du challenge et du défi ? ». C’est la question posée par le leader du Rassemblement Mauricien (RM), Nando Bodha.

En conférence de presse vendredi, il a réagis au prêt de Rs 12 milliards (soit USD 280 M) accordé par le gouvernement à Air Mauritius, de même qu’à la nomination de l’ancien conseiller du Premier ministre, Ken Arian, au poste de CEO de Air Mauritius Holdings Ltd, décrit comme « mega merger » entre MK, AML, ATOL et la MDFP.

Le fait qu’Air Mauritius ne soit plus sous administration – après que le plan de sauvetage proposé aux créanciers a été accepté par une majorité de votes exprimés (100%) lors du Watershed Meeting tenu le mercredi 29 septembre – interpelle le RM.

Selon Nando Bodha, l’option d’administration volontaire avait été retenue afin de créer ce « mega merger ». Ce qui, observe-t-il, a favorisé la « main mise politique totale » du gouvernement sur les secteurs touristique et de l’aviation. Le leader du RM a ainsi réclamé l’institution « d’une enquête » sur cette démarche qu’il décrit comme « une stratégie et une arnaque politique ».