Kate Foo Kune est toujours en quête d’un ticket pour les JO de Tokyo

Ouf de soulagement pour les badistes en quête d’une qualification pour les prochains JO, reportés à 2021. En effet, ils voient un peu plus clair désormais, avec les communications de la Badminton World Federation (BWF), qui a décidé de relancer la course aux précieux sésames à janvier prochain.

La période de qualification débutera en janvier 2021 pour prendre fin quelques mois plus tard, soit en avril. Ainsi, les tournois disputés jusqu’ici, avant la pandémie de Covid-19 qui a forcé tous les pays du monde à fermer leurs frontières, n’entreront pas en ligne de compte pour la course olympique. Seulement ceux qui seront disputés entre janvier et avril 2021 seront considérés comme qualificatifs pour Tokyo. « Ce sont les mesures préconisées par la BWF », explique Sahir Edoo, secrétaire général de la Badminton Confederation of Africa (BCA).

L’instance africaine, à travers son programme Road to Tokyo, choisira les tournois auxquels s’aligneront les badistes les plus en vue — neuf au total, alignés dans différentes épreuves — pour maximiser les chances de qualification des représentants africains. Maurice est concernée par deux athlètes, Kate Foo Kune et Julien Paul, tous deux champions d’Afrique du simple (hommes et dames), alors que le Nigeria compte trois représentants, tout comme l’Égypte.

Pour l’heure, les tournois disputés jusqu’ici ne rapportent aucun point en vue des JO. Mais ils influent directement sur le classement mondial. Du coup, les choses s’annoncent un peu plus compliquées pour les Mauriciens, qui devront encore batailler pour accéder aux Jeux. Mais la BCA, par le biais de son programme, soutiendra les badistes en lice pour Tokyo à travers l’attribution d’un coach, le choix des tournois et un plan d’entraînement pour chacun des athlètes.

« Ce sont des joueurs que nous suivons depuis trois ans au moins. Il faut savoir que décrocher un ticket pour les JO demeure un exploit en soi », ajoute Sahir Edoo. En effet, aux précédents JO, en 2016 à Rio, l’Afrique avait qualifié seulement deux représentants, Kate Foo Kune et le Sud-Africain Jacob Maliekaal. « C’est extrêmement dur. Le niveau est vraiment relevé », note encore le secrétaire général de la BCA.

Par ailleurs, il se pourrait que le siège de l’instance africaine soit déplacée à Maurice dans le futur. Tout dépend toutefois du cadre légal, puisqu’il faut l’aval du ministère du Travail et des Relations industrielles pour cela. « Nous avons bénéficié de l’aide du ministère de l’Autonomisation de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs, ainsi que du ministère du Travail et des Relations industrielles. Nous espérons une solution dans un laps de temps assez court », conclut Sahir Edoo.