Ils sont issus de poches de pauvreté de la région de Baie-du-Tombeau. Certains sont de familles éclatées, d’autres n’ont que leur mère ou un grand-parent pour les élever. Leurs conditions de vie les vouaient à l’échec. Mais, Preetila Jumungall, de l’association Shreeji, a voulu déjouer cette situation à travers leur éducation.

C’est ainsi que grâce à des sponsors, un local a été trouvé pour recevoir les enfants pour des classes à temps plein. Mais l’association a encore besoin de dons pour mener à bien le projet.

« Ces enfants viennent de familles brisées. Parfois, ils sont à Baie-du-Tombeau, parfois ils sont ailleurs. Certains parents ne travaillent pas depuis une vingtaine d’années. Il y a des mères qui sont seules à élever leurs enfants. D’autres, étant incarcérées, ont dû abandonner leur progéniture. Parfois, ce sont les grands-parents qui s’en occupent », relate la coordinatrice du projet. Bouleversée en voyant que ces jeunes ne savent ni lire ni écrire ni compter, Preetila Jumungall se dit qu’elle ne peut les laisser ainsi. C’est alors qu’en 2016, avec l’aide de quelques personnes, elle commence par donner des cours à une vingtaine d’entre eux. « On a commencé à partir de rien. Petit à petit, la confiance s’est instaurée chez les enfants comme chez les parents. Un mois après, ils étaient quelque 80 à suivre les cours. Aujourd’hui, nous recevons environ 125 enfants de cinq ans à 15 ans. »

Lisez l’article au complet dans l’édition du Mauricien du 8 juillet.