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Depuis que les critiques ont plu sur la Mauritius Society for Animal Welfare, un groupe de personnes souhaite remplacer cette instance par l’Animal Welfare Foundation. Étant prêtes à mettre en application leur plan d’action, elles ont formulé leur demande au ministère de l’Agro-industrie, à travers leur représentant légal, Shakeel Mohamed, le mois dernier. Dans la correspondance adressée particulièrement au ministre de l’Agro-industrie, Maneesh Gobin, ce groupe d’individus veut également alerter les instances internationales de la protection des animaux sur la manière dont ces derniers sont traités par la MSAW à Maurice.

Soutenant la demande de ses clients avec des photos macabres, datant de novembre et décembre 2020, où des chiens sont vus, mangeant des cadavres de chiens, Shakeel Mohamed explique en détail les raisons qui poussent ces personnes à vouloir remplacer la MSAW comprenant ses responsabilités et fonctions. Selon la lettre, il semblerait que le traitement accordé aux animaux à la MSAW est « inhumain » et l’Animal Welfare Foundation souhaite offrir un traitement « humain » aux animaux à Maurice et à Rodrigues. « My clients’ sole objective is to offer you a credible and workable solution as to the more human and effective running of an Animal Welfare body in a post-MSAW Mauritius », peut-on lire dans cette lettre, dont une copie a été envoyée au Premier ministre, Pravind Jugnauth.

Prenant en compte ces images qu’il a attachées à sa lettre et les témoignages obtenus par les clients de la part des employés et des visiteurs locaux et étrangers, Shakeel Mohamed avance que le traitement accordé par la MSAW aux employés est celui qu’aucune nation n’aurait aspiré. « The MSAW has greater financial incentive to catch and kill than they do to catch, neuter and release. What the MSAW is doing (and not doing) with public funding is unlawful, inhumane, and unacceptable ; a blight on your Ministry, the government, and the entire nation », dit-il. À cause du traitement octroyé aux animaux, des associations mondiales, ajoute-t-il, seraient informées du traitement accordé aux animaux par la MSAW si aucune amélioration n’est faite au niveau du traitement.

Ces instances, qui seront contactées, sont la Humane Society International (HSI), People for the Ethical Treatment of Animals (PETA) et la Royal Society for the Prevention of Cruelty to Animals (RSPCA), entre autres. Dans la lettre, les clients déplorent le fait que « la MSAW a continué dans sa manière de traiter les animaux, et que rien n’a changé ». Shakeel Mohamed fait ressortir, dans sa correspondance, que ceux qui siégeront sur le “board” de l’Animal Welfare Foundation travailleront volontairement. « Their proposals are entirely selfless, and not based on any material interest whatsoever. Their new organisation will be fully accountable for public funds. They will submit annual audited accounts and quarterly management accounts to the Ministry in a timely manner. Accounts will also be published on their website », écrit-il pour assurer la transparence.

Afin de pouvoir remplacer la MSAW par l’Animal Welfare Foundation, les clients demandent, entre autres, la fin du contrat du gouvernement avec la MSAW, la création d’une nouvelle entité pour le bien-être des animaux avec un plan stratégique bien conçu. L’arrêt de la capture et de l’abattage ainsi que le financement de Rs 4 millions par mois. Cette somme sera utilisée pour la stérilisation des animaux dans tout le pays, l’éducation pour les enfants et les élèves, la mise en place de sanctuaires pour les animaux et la réforme de la loi progressive pour le bien-être des animaux.

Dans la lettre, Shakeel Mohamed parle aussi de l’existence de témoignages et de vidéos obtenus de ses clients, démontrant des actes répétés de cruauté par la MSAW envers les animaux, défiant ainsi l’Animal Welfare Act de 2013. « The MSAW continues to contravene the very Act by which it is empowered, and on the basis of which it is financed to uphold and promote Animal Welfare. My clients hold beyond any doubt that this is now more damningly evidenced than ever before », écrit-il.

Dans la lettre, nous pouvons lire que des vans, avec une capacité de pouvoir transporter 15 chiens, sont toujours remplis avec 86 animaux déjà enregistrés. Les chauffeurs sont accusés de tuer et de jeter les cadavres de chiens dans les champs de cannes lorsqu’ils font du bruit, alors que certains sont vendus aux éleveurs de chiens. Une seule gamelle de nourriture est donnée à 40 chiens, causant ainsi des bagages de morts. Des chiens sont aussi laissés à l’abandon sans aucune nourriture et ils ne sont même pas sous sédatifs avant de leur administrer une injection mortelle. « The MSAW has sadly become a slaughterhouse run by monsters, a concentration camp for both cats and dogs », poursuit Shakeel Mohamed.

Il déplore de plus également que ni les rapports annuels ni les comptes audités de la MSAW n’aient été déposés à l’Assemblée nationale depuis 2014. « There has been no financial accountability for these public funds since the founding of the MSAW in 2013 », avance-t-il.