Photo Illustration

Après les premières déclarations de son président, Jean-Michel Giraud, à l’issue des dernières élections, où il réclamait le retour des prérogatives du club en tant qu’organisateur des courses, la direction du Mauritius Turf Club a été contrainte à changer de fusil d’épaule au cours de la semaine écoulée.

Devant se soumettre aux nouvelles dispositions légales si elle souhaite un imminent départ de la saison hippique 2021, le MTC Sports & Leisure n’a finalement eu d’autres choix que de publier — under protest —, les Directions for Racing pour l’année en cours, ainsi que les autres documents imposés, sur son site web mercredi matin, soit le jour de l’ultimatum imposé par l’instance régulatrice des paris. Il a également constitué son board de directeurs afin d’être en conformité avec la Companies Act, une condition sine qua non pour l’obtention de sa licence de la Gaming Regulatory Autority. Force est cependant de constater qu’à ce jour le fameux document n’a toujours pas été délivré, alors que la saison aurait dû démarrer aujourd’hui samedi 20 mars.

Ainsi, les six administrateurs du dernier board du MTC seront automatiquement nommés directeurs sur le nouveau conseil qui accueillera également deux directrices, comme imposée par les lois régissant le MTCSL en tant de compagnie. Une des deux personnes cooptées se trouve être Divya Ringadoo. Les professionnels des courses sont unanimes à dire que l’ancienne directrice de la GRA serait une candidate idéale, dans la mesure où elle maîtrise déjà le sujet. Cependant, la postulation de Divya Ringadoo ne serait pas appréciée de tous. Il nous revient que Dev Bheekary, le grand manitou de la GRA, aurait piqué une crise en voyant son nom sur la liste éventuelle des directeurs du MTCSL. On dit d’ailleurs que c’est une des raisons pour lesquelles la licence n’a toujours pas été délivrée jusqu’ici. Cela, même si une série d’éléments ont été mis à l’avant pour expliquer officiellement ce temps d’attente.

Dans son communiqué émis jeudi dernier, la GRA a rappelé que le Mauritius Turf Club, qui a traditionnellement opéré en tant qu’organisateur de courses, est une association et qu’en tant que telle, elle n’est plus autorisée à détenir une licence en vertu de la loi, puisque seule une compagnie publique peut désormais obtenir une licence. L’instance régulatrice a aussi souligné que le nouveau conseil d’administration du MTCSL n’était pas constitué au moment de la demande d’une licence le 18 février dernier vu que les dernières élections se sont déroulées le 5 mars et que la GRA a été informée de la composition du nouveau board cinq jours plus tard. Elle a aussi souligné, dans sa lettre du 17 mars, que le MTC n’avait toujours pas fourni les noms de tous les administrateurs proposés, mais a déclaré que les noms seront « communiqués sous peu ».

La GRA a aussi évoqué les procédures pour la vérification des documents par rapport à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, et de la participation d’autres autorités dans cette étape. Elle a fait ressortir que vu que la MTCSL a été incorporée en 2017, cette application aurait pu être faite plus tôt.