« Kouma mo ti pe atann, ena kou ba », a déclaré l’activiste Bruneau Laurette à sa sortie de la Cour intermédiaire, où il a obtenu la liberté conditionnelle après qu’une charge d’émission de chèque sans provision a été retenue contre lui.

Cette affaire, a soutenu Bruneau Laurette, « a déjà été ‘settled’ depuis le 18 juillet ». Et d’ajouter : « Aujourd’hui j’ai logé une plainte pour ‘false and malicious declaration' ».

Bruneau Laurette a expliqué avoir remboursé la somme qu’il devait depuis « plusieurs mois ». « Rs 47 000 ti du. Mo’nn pey li an plis », a-t-il indiqué, avant de faire part de pressions qui auraient été exercées sur le plaignant pour loger une déposition à son encontre.

Bruneau Laurette a fait un parallèle entre la plainte logée contre lui et l’enquête initiée par la commission anticorruption (ICAC) sur l’achat d’un terrain par le Premier ministre, Pravind Jugnauth.

Bruneau Laurette a dit poursuivre son combat contre « la corruption, le népotisme et le communautarisme », tenant des propos sévères contre Pravind Jugnauth et son entourage. « L’île Maurice n’appartient pas à la famille Jugnauth », a-t-il lancé.

Son avocat, Me Sanjeev Teeluckdharry, a, lui, parlé d’un « mekanism pou persekit dimounn ».

Bruneau Laurette a obtenu la liberté conditionnelle après avoir fourni une caution de Rs 20 000 et signé une reconnaissance de dettes de Rs 50 000. Il avait été placé en état d’arrestation par le CCID, qui l’avait convoqué ce mardi.