La Hindu House organisera une cérémonie spéciale le 3 décembre, à partir de 13h, à Cassis, pour rendre hommage à la WPC Vanessa (Dimple) Raghoo, tuée mardi à Beau-Vallon, lors d’un exercice de “controlled delivery”.

La présidente de la Hindu House, Luxshmee Ramdhun-Bundhun, invite le public à y participer, muni d’une lampe, d’une fleur ou d’une bougie, pour rendre hommage à la policière décédée dans des circonstances tragiques. La cérémonie sera présidée par l’acharya Sooklall.

Luxshmee Ramdhun s’est dit profondément attristée par la disparition de cette femme au grand coeur, dénouée et passionnée par son métier et qui est morte pour son pays. Elle demande au gouvernement de prendre des « mesures sévères » afin d’empêcher que ce genre d’incidents ne se répète pas à l’avenir.

L’acharya Sooklall demande aux autorités de se pencher sur les conclusions du comité parlementaire sur la drogue, présidé par Madun Dulloo, et qui avait été institué par le Premier ministre d’alors, sir Anerood Jugnauth, dans le sillage de l’affaire Amsterdam Boys.
Hemandre Kumar Deepchand, le secrétaire de la Hindu House, fait, lui, un appel au gouvernement pour « revoir les lois concernant les trafiquants de drogue ».

Il s’est de plus dit « en faveur de la peine de mort », car la drogue prend de l’ampleur à Maurice. « Le public doit soutenir le gouvernement dans son combat pour éradiquer ce fléau », dit-il. La MFDC projettera également, le 3 décembre, une vidéo sur la vie de Dimple Raghoo.

Luxshmee Ramdhun-Bundhun a aussi parlé de la fête Ganga Asnan, qui sera célébrée lundi dans la ferveur populaire à travers le pays. Elle a lancé un appel aux fidèles pour prendre les précautions nécessaires pour éviter la foule en raison de la pandémie de la COVID-19. Il est nécessaire que le public porte toujours son masque, ne reste pas longtemps parmi la foule et retourne chez lui aussitôt les rituels terminés.

Selon Luxshmee Bundhun, le Ganga Asnan est une fête « hautement spirituelle ». Elle a fait appel à la police pour que les marchands ambulants ne puissent pas avoir accès aux plages. « Ils envahissent les plages et, dans certains endroits, les dévots trouvent des difficultés à trouver un parking », dit-elle.