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Inondations soudaines, érosion des plages, périodes allongées de sécheresse… Les effets du changement climatique sont déjà perceptibles à Maurice. C’est ce qu’affirme en tout cas le ministre des Affaires étrangères, Nando Bodha, qui était parmi les derniers à intervenir sur le Climate Change Bill mardi après-midi à l’Assemblée nationale. « Ce projet de loi démontre notre niveau de préparation à répondre aux effets du changement climatique », estime-t-il. « La durabilité rime avec la responsabilité. C’est le combat de tout le monde de protéger la planète. »

S’il estime important de démontrer une volonté politique sur la question, Nando Bodha affirme cependant que « les actions le sont beaucoup plus ». Et de poursuivre que « ce projet de loi réunira toutes les forces à Maurice », tout en réitérant « l’effort du gouvernement » consenti à ce projet de loi. Prenant en exemples plusieurs événements liés au changement climatique à travers le monde, il rappelle l’urgence de « prendre des actions, car la planète est en danger ».

Cependant, concède le ministre, « nous n’avons pas de culture s’agissant du changement climatique, même si nos protocoles sont bien établis ». Il est ainsi d’avis que la « culture du changement climatique » fera partie de la vie des Mauriciens à travers ce projet de loi. De même est-il d’avis que « le temps est aussi venu pour que le changement climatique fasse partie du curriculum éducatif ».

Dans une perspective politique, Nando Bodha rappelle que la prochaine conférence sur le climat, la COP 26, qui se tiendra l’année prochaine, doit être l’occasion de « prendre des actions pour sauver la planète ». Et de rappeler que des engagements avaient été pris par le gouvernement français avant que, par la suite, les États-Unis ne quittent l’Accord de Paris.

Tout en poursuivant sur l’engagement politique de Maurice, citant notamment les Assises de l’environnement. Pour autant, si Maurice fait preuve d’un engagement politique sur la question, « il faut travailler avec un consensus, car Maurice est très vulnérable ».
Enfin, sur la question de financement, Nando Bodha estime « difficile » d’y avoir accès, « principalement pour les pays en ayant besoin ». Selon lui, « très peu de pays » en ont d’ailleurs bénéficié. « Il nous faut du financement au plus vite, mais ce n’est souvent pas le cas », déplore-t-il.