Camille Grenouille, Michel Chui Chun Lam, Haddiyah Athena Tegally

Michel Chui Chun Lam a été proclamé lauréat de la troisième édition du concours de chroniques, organisée par le Centre culturel d’expression française (CCEF) de Curepipe. C’était mercredi dernier, lors d’une cérémonie à l’hôtel Hennessy Park, à Ébène. Sur 29 entrées, le jury avait fait une première sélection des sept meilleures chroniques avant d’arrêter son choix sur celle de Michel Chui Chun Lam, rédacteur de profession.

« C’était une belle surprise », témoigne le lauréat au Mauricien. « Je suis très heureux que ma chronique ait été retenue ». Michel Chui Chun Lam raconte : « Ma compagne et moi avons tous deux participé au concours et nos deux chroniques avaient été retenues. On était l’un à côté de l’autre lorsque le jury a annoncé le gagnant. »

Le lauréat avait choisi de s’exprimer sur la COVID-19, qui domine l’actualité, et la vie de manière globale en cette année 2020. « Écrivons-nous la nécrologie du monde d’avant », titre de la chronique de Michel Chui Chun Lam, est « un questionnement » sur ce qui s’est passé avec l’avènement du nouveau coronavirus et le confinement qui a touché quasiment tous les pays du monde.

« Tout le monde, à un moment ou à un autre, a parlé du monde d’avant, de ce monde appelé à disparaître. Je n’ai pas d’opinion arrêtée dessus. Il s’agit plus d’une réflexion nourrie par tout ce que j’ai entendu pendant le confinement. Je prenais des notes sans savoir qu’il y aurait un concours de chroniques. Cette période était un moment intense de réflexion. Une retraite forcée pour tout le monde, je crois. Le couvre-feu est arrivé de manière abrupte. On a appris à travailler à distance sur le tas. Cela nous a amenés à nous remettre en question et à nous rendre compte que ce que nous tenions pour acquis ne l’est pas. Je traite un peu de tout cela dans ma chronique. »

Michel Chui Chun Lam, 31 ans, un ancien journaliste, est, aujourd’hui, rédacteur dans une agence de communication. Il est détenteur d’une licence de Science politique de l’Université de Maurice et d’un Master de Science Po de l’Université de Bordeaux. Pour notre interlocuteur, malgré son expérience journalistique, c’est la première fois qu’il s’adonnait à ce genre de concours et, pour y arriver, il a fait une petite recherche pour bien comprendre et respecter la structure de la chronique.

Si ce fut une belle expérience, qui a duré entre une semaine et dix jours, il souhaite écrire des textes plus longs. Michel Chui Chun Lam souhaite longue vie à ce concours. « J’espère qu’il existera toujours dans 25 à 30 ans. Il est important que les gens continuent à écrire et ce genre doit être encouragé », dit-il.

Les six autres sélectionnés par le jury ont été récompensés également. Ils sont : Marek Ahnee, avec Tout va bien; Camille Axelle Grenouille, Le sacre des pires temps; Isabelle Motchane-Brun, Dessine-moi un Mauricien; Sandhya Ramenah, Phosphorescences durant la Covid-19; Joey Jean Jacques Sauzier, Le chant du possible; et Haddiyyah Athena Tegally, avec Les mains. Le jury était composé des membres du CCEF, soit sa présidente, Maryse d’Espaignet, Robert Furlong, Manda Boolell, Noéline Frédérick et Yvan Martial.